Sur la période d'avril à juin, le groupe a dégagé un bénéfice net de 552,5 milliards de yens (4,5 milliards d'euros au taux de change retenu par Toyota), soit un repli de 14,5% sur un an.
Le bénéfice d'exploitation a diminué dans les mêmes proportions (-15%), à 642,2 milliards de yens, affecté par les fluctuations de devises à hauteur de 235 milliards de yens.
"Malgré des facteurs positifs comme des efforts de réduction de coûts et un marketing renforcé", le profit opérationnel a fortement diminué "en raison de l'impact significatif de l'appréciation du yen", a déclaré un responsable de Toyota, Tetsuya Otake, cité dans un communiqué.
Le chiffre d'affaires a lui aussi fléchi (-5,7%), à 6.589,1 milliards de yens (54 milliards d'euros). En volume, les ventes ont légèrement augmenté, à 2,5 millions d'unités, malgré un déclin en Amérique du nord, traditionnellement son point fort.
Pour l'ensemble de l'exercice qui s'achèvera fin mars 2017, il anticipe désormais des profits en chute de plus de 35%. "L'environnement (en termes de devises) évolue si rapidement, le yen s'est renforcé davantage que ce nous l'avions prévu", a précisé M. Otake lors d'un point presse, évoquant notamment l'effet du Brexit qui a fait grimper la devise nippone, considérée comme une valeur refuge.
Le bénéfice net est attendu à 1.450 milliards de yens (-37,3%), au lieu de 1.500 escomptés précédemment, et le gain opérationnel à 1.600 milliards de yens (-43,9%), contre 1.700 milliards. Le chiffre d'affaires devrait pour sa part décliner de 8,5%, à 26.000 milliards de yens (au lieu de 26.500 milliards).
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