"Nous avons reçu l'approbation d'environ 75% des actionnaires", a précisé à l'AFP une porte-parole de Toyota.
Le géant de Nagoya (centre du Japon), où se tenait l'AG, avait annoncé le 28 avril son intention de vendre - hors marché et uniquement au Japon - des nouveaux titres non cotés destinés à être conservés au moins cinq ans par leurs acquéreurs.
"La plupart des particuliers japonais n'investissent pas en Bourse mais se contentent d'épargner", et cette forme d'actions peut constituer un placement judicieux, a plaidé le patron de Toyota, Akio Toyoda, durant l'AG, cité par les médias locaux.
Selon M. Toyoda, "Toyota élargit ainsi le marché" en incitant des particuliers qui répugnent à s'engager de peur de ne pas savoir acheter et vendre à bon escient, à investir à long terme.
Toyota prévoit d'émettre ces nouveaux titres pour un montant pouvant aller jusqu'à 500 milliards de yens (3,8 milliards d'euros). Il rachètera dans le même temps en bourse l'équivalent en actions ordinaires.
Cette opération, visant d'abord les particuliers japonais, lui garantirait une fidélité d'actionnaires et faciliterait ses investissement en recherche et développement notamment.
Assortis d'un droit de vote et de dividendes, les nouveaux titres dit "AA" ne pourront pas être cédés avant une échéance de cinq ans et sous des conditions prédéfinies, soit en les revendant à Toyota au prix d'émission, soit en les convertissant en actions ordinaires.
Les fonds étrangers et des investisseurs institutionnels étaient opposés à ce plan qui les obligera à passer par des intermédiaires et privilégiera les petits porteurs japonais.
"Nous ne pensons pas que la création de ces actions soit conforme au principe +une action, un vote+", a déploré le California State Teachers' Retirement System (CalSTRS), un fonds de pension américain doté de 4,3 millions de titres Toyota et hostile au projet.
Le 27 mai dernier, Institutional Shareholder Services, une société qui conseille les investisseurs pour les votes en AG d'entreprises, avait recommandé de s'opposer à la résolution portant création de ces nouvelles actions.
En réponse, Toyota a promis "un dialogue avec tous les actionnaires dans le monde et une prise en compte de leur opinion dans la gouvernance du groupe".
Le constructeur argue que ce programme répond pleinement aux nouvelles recommandations du Code japonais de gouvernance des sociétés visant à faire des actionnaires des "partenaires de l'entreprise" et non de simples pourvoyeurs de fonds.
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