Ce nouveau dispositif de contrôle, qui repose sur le croisement des radars automatiques avec le fichier des véhicules assurés, vise à prévenir les accidents graves, alors que "le coût des dommages" de la non-assurance reste supporté "par les assurés et les contribuables", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 216 personnes ont trouvé la mort en 2024 dans un accident impliquant un véhicule non assuré, soit 7% de la mortalité routière, dont 156 dans le véhicule non assuré.
L'ONISR estime que 515.000 personnes "rouleraient" sans assurance et que 4,8% des véhicules impliqués dans des accidents corporels sont non assurés.
Les conducteurs non assurés se révèlent également plus souvent responsables d'accidents mortels.
Selon une étude de l'ONISR de 2022, un automobiliste non assuré présente un risque "quatre fois plus important" d'être responsable d'un accident mortel. Ce risque est de "2,5 fois plus important" pour un conducteur de deux-roues motorisé.
Les moins de 35 ans représentent "un tiers" de la mortalité routière mais "deux tiers" des conducteurs non assurés impliqués dans des accidents mortels.
"La conduite sans assurance est une infraction grave, qui met directement en danger la vie d'autrui et fait peser le coût de l'irresponsabilité sur toute la collectivité. Renforcer son contrôle, notamment via les dispositifs automatisés (...) est une priorité absolue", a souligné Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, citée dans un communiqué.