Les constructeurs ont écoulé le mois dernier 125.801 véhicules légers et utilitaires, soit 75.686 unités de moins qu'au même mois un an plus tôt, a précisé dans un communiqué l'Association of European Businesses (AEB).
La baisse du marché automobile russe, qui était devenu en 2012 le deuxième en Europe après l'Allemagne, était de 41,5% sur un an en avril.
"Un léger redémarrage de la consommation est en cours grâce à une réduction progressive des taux d'intérêt et des prix des véhicules neufs, à la faveur d'un taux de change du rouble plus ferme", a constaté le président du comité automobile de l'AEB, Joerg Schreiber.
"Cette amélioration relative ne devrait pas se traduire par un retournement fondamental du marché mais devrait contribuer à un ralentissement de la baisse en glissement annuel dans les semaines et mois à venir", a-t-il ajouté.
L'industrie automobile, très sensible à l'évolution du taux de change et de la consommation des ménages, est l'une des plus durement touchées par la récession qui, de l'avis général, a commencé en Russie au début de l'année après l'effondrement du rouble fin 2014, conséquence d'une année de crise ukrainienne et de la chute des cours du pétrole.
Les ventes ont chuté de 10% l'an dernier et le mouvement s'est accentué en début d'année, poussant les constructeurs à réduire fortement leurs cadences de production et leurs effectifs.
Face à cet effondrement, le gouvernement a adopté des mesures de soutien avec un programme de prime à la casse et des subventions aux crédits automobiles.
Le numéro un du marché Lada, dont le constructeur Avtovaz est contrôlé par Renault-Nissan, a vu ses ventes chuter de 33% en mai.
Derrière lui, Hyundai a subi une baisse de 13%, Kia de 27%, Renault de 42%, Nissan de 38% et Toyota de 43%.
Les ventes de Chevrolet, dont la plupart des modèles sont retirés du marché russe par son propriétaire General Motors, se sont effondrées de 61%. Dans le même groupe, celles d'Opel, qui doit disparaître complètement, ont diminué de 73%. GM a décidé de fermer son usine de Saint-Pétersbourg.
PSA est lourdement affecté puisque Citroën a enregistré un recul de 70% et Peugeot de 76%. Le groupe français a suspendu la production à ses modèles dans son usine de Kalouga, au sud de Moscou, jusqu'au 10 juillet.
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