Selon le quotidien économique, qui cite plusieurs sources anonymes proches du constructeur des Lada, l'alliance franco-japonaise serait mécontente des résultats financiers de la société qu'elle contrôle depuis trois ans. La holding publique russe Rostec, qui dispose d'une minorité de blocage, aurait déjà commencé la recherche d'un remplaçant, est-il ajouté.
Interrogés par l'AFP, ni Renault-Nissan ni Rostec n'ont voulu commenter.
Selon Vedomosti, le contrat de M. Andersson arrive à son terme à la fin de l'année mais un départ anticipé est possible de même que la nomination d'un co-dirigeant pour l'épauler.
Avtovaz, basée sur la Volga, a subi l'an dernier une perte nette triplée par rapport à 2014, à 73,8 milliards de roubles (890 millions d'euros) plombant au passage les comptes de ses actionnaires. La société a annoncé en février de nouvelles mesures d'économies, dont la semaine de quatre jours pour tous les employés, et prévenu qu'elle avait besoin d'être renflouée pour survivre.
Elle subit les effets de l'effondrement des ventes de voitures neuves en Russie (-36% l'an dernier) sur fond de récession économique et de chute du rouble causés par le plongeon des cours du pétrole et des sanctions occidentales décrétées en lien avec la crise ukrainienne.
En poste depuis début 2014, Bo Andersson, un Suédois qui a fait une grande partie de sa carrière chez l'américain General Motors, a intensifié les mesures de modernisation de l'entreprise mais aussi de réductions drastiques de ses effectifs, ce qui lui a valu les critiques de Rostec.
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