"Je suis pour deux choses, la préservation de RenaultNissan dans ses équilibres tels que signés en 2002. Et deuxièmement, l'intégration opérationnelle des deux groupes", a déclaré M. Macron sur Europe 1.
"C'est pas la fusion", a-t-il ajouté, indiquant que cela n'était "pas à l'ordre du jour".
Le Premier ministre Manuel Valls avait lui-même déclaré dimanche vouloir "conserver l'alliance" entre Renault et Nissan, tout en se disant opposé à "une fusion".
"Il y a un travail qui est conduit depuis plusieurs années qui est de rapprocher opérationnellement les deux groupes, c'est-à-dire d'être plus fort ensemble", a souligné le ministre de l'Economie.
Le ministre a par ailleurs réaffirmé que l'Etat, qui est monté de 15% à 19,7% du capital de Renault, repasserait à 15% "dès que les intérêts patrimoniaux des contribuables seront pleinement préservés", c'est-à-dire lorsque le cours du groupe serait suffisamment remonté pour que l'Etat ne perde pas d'argent au passage.
"On ne va pas perdre d'argent dans cette opération. On n'est pas loin de pouvoir le faire, il faut le faire de manière progressive", a-t-il dit.
La montée en puissance de l'Etat dans le capital du constructeur automobile a provoqué l'"inquiétude" de Nissan, partenaire de Renault depuis 1999. Renault détient 43,4% de ce constructeur japonais, et une filiale de ce dernier contrôle 15% du groupe français.
Nissan ne possède cependant pas de droit de vote à l'assemblée générale de Renault. Des rumeurs ont enflé ces dernières semaines sur une modification de l'alliance afin de remédier à cette situation et de contrer l'influence de l'Etat français.
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