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Renault: conseil d'administration sur la montée de l'Etat au capital

Constructeurs

Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a convoqué un conseil d'administration extraordinaire ce jeudi afin d'étudier la récente décision du gouvernement d'augmenter temporairement sa participation au capital de Renault, indiquent Les Echos mercredi sur leur site internet.

L'ordre du jour de ce conseil d'administration porte sur "l'évolution de la composition de l'actionnariat et les conséquences sur l'alliance" avec le constructeur japonais Nissan, indique le journal économique.

Contacté par l'AFP, Renault n'a pas souhaité commenter cette information.

Les administrateurs aborderont la récente annonce par le gouvernement de l'augmentation de sa participation pour obliger le groupe à appliquer un dispositif valorisant l'actionnariat à long terme.

Selon les Echos, cette manoeuvre pourrait indisposer Nissan, le partenaire japonais de Renault, qui détient environ 15% de son capital mais aucun droit de vote, et le pousser à réclamer une modification de l'alliance qui unit les deux constructeurs. Renault détient quant à lui 44% du capital de Nissan.

Bercy a indiqué il y a une semaine que l'Agence de participation de l'Etat (APE) allait acquérir 4,7% supplémentaires du capital du constructeur automobile, portant sa participation à 19,7%, pour le forcer à adopter des droits de vote doubles, mesure prévue par la "loi Florange".

Cette "loi visant à reconquérir l'économie réelle du 29 mars 2014 prévoit que sauf décision contraire des assemblées générales, les actionnaires qui conservent leurs titres pendant au moins deux ans sont récompensés par l'octroi de droits de vote doubles: au bout de deux ans, chaque action qu'ils détiennent leur donne deux voix lors des assemblées générales", avait rappelé Bercy.

Au terme de ses achats, l'Etat contrôlera 23,2% des droits de vote exerçables dans cette entreprise. Au vu de l'actionnariat très éclaté de Renault, et d'un taux de participation aux assemblées générales bien inférieur à 100%, ce niveau devrait permettre à l'Etat de contrôler le tiers des voix lors de l'assemblée générale.

C'est le niveau requis pour bloquer une résolution soumise au vote des actionnaires de Renault.

arz/fpo/nas

© 2015AFP