"De tous les constructeurs européens, le constructeur qui est le moins inquiet de ce qui se passe en Chine, c'est bien Renault", a lancé M. Ghosn dans un entretien avec l'AFP au premier jour du salon automobile de Francfort.
Le marché automobile chinois avait habitué les constructeurs à des croissances annuelles à deux chiffres lors de la décennie passée, au point de devenir le premier du monde en volume. Il donne ces temps-ci de sérieux signes de faiblesse et pourrait terminer l'année sur une hausse de seulement 3% d'unités vendues, sur fond de soubresauts boursiers et d'inquiétude sur la croissance de l'ex-Empire du Milieu.
Ces revers économiques interviennent alors que Renault est en train de construire sa première usine en Chine, à Wuhan (centre), qui doit commencer à produire des "crossovers" (4x4 urbains) à partir de l'année prochaine.
Renault fait jusqu'ici de la figuration en Chine, où il a écoulé quelque 30.000 voitures l'année dernière, alors que son concurrent français PSA Peugeot Citroën, installé de longue date, en a vendu plus de 730.000 et vise 800.000 pour l'année en cours.
"Nous avons devant nous un marché de plus de 20 millions de voitures (nouvelles par an, ndlr), ce n'est absolument pas un sujet de préoccupation, au contraire, c'est un sujet d'optimisme puisqu'il y a plein d'opportunités pour Renault même dans un marché qui croît moins que ce qu'on avait prévu", a insisté M. Ghosn.
Il n'y a "aucune remise en cause de nos plans, bien au contraire. Nous lançons dans les temps, avec une usine de même capacité que ce qui était prévu, avec les mêmes produits que ceux qui étaient prévus", a encore souligné le chef d'entreprise.