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... qui coûterait 300 M EUR aux collectivités selon Bolloré

Services

Une résiliation du contrat du service de voitures électrique Autolib', envisagée par le syndicat gestionnaire, coûterait 300 millions d'euros aux collectivités, a indiqué vendredi le groupe Bolloré à l'AFP.

Selon les estimations du groupe, une résiliation coûterait ainsi plus cher qu'une poursuite du contrat jusqu'à son terme en 2023.

Le syndicat affirme à l'inverse que selon ses premières estimations, cette résiliation coûterait aux communes "plusieurs dizaines de millions d'euros, soit un coût considérablement inférieur aux 233 millions d'euros exigés par le groupe Bolloré".

Le Syndicat Autolib' Métropole proposera le 21 juin aux 98 communes qui le composent de résilier le contrat de délégation de service public qui le lie avec le groupe de l'industriel breton.

Dans un communiqué, Autolib a "pris acte" de la décision de la présidente du syndicat de proposer aux élus la résiliation du contrat.

Le groupe a souligné que le contrat prévoyait dans un tel scénario le paiement de 150 millions d'euros, "le transfert de l'ensemble du personnel de la société Autolib'", "la reprise à la valeur nette comptable des biens du service", "le versement d'indemnités sur les contrats en cours" et "la prise en compte des dédommagements commerciaux envers les usagers".

La somme totale atteindrait ainsi 300 millions d'euros, selon les estimations du groupe Bolloré.

La présidente du syndicat Autolib' Métropole, Catherine Baratti-Elbaz, a souligné dans un communiqué annonçant la proposition de résiliation que "les communes de la Métropole ne verseront pas les 233 millions d'euros que le groupe Bolloré exige".

Le groupe Bolloré a estimé à 293,6 millions d'euros la dette d'exploitation du service lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë (PS), jusqu'à la fin du contrat en 2023.

Contraint par contrat à donner de sa poche 60 millions d'euros, il a demandé aux collectivités utilisatrices du service dans la métropole, dont surtout Paris, de lui verser 46 millions d'euros par an pour régler le reste.

Pour que "cette résiliation ne pèse pas sur les usagers, le Syndicat Autolib' Métropole et la Ville de Paris feront le maximum pour que le service ne s'arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, et nous en appelons à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services", prévient le communiqué.

Le Syndicat affirme être "d'ores et déjà en discussion avec de nombreux acteurs pour organiser très vite ces nouvelles solutions d'autopartage. Les premières seront initiées avant la fin de l'année", selon Mme Baratti-Elbaz.

spe/ef/pb

© 2018AFP