Poursuivant son opération "transparence" prise dans la foulée de l'affaire Volkswagen et afin d'éviter selon ses responsables les "amalgames", le premier constructeur français a dévoilé les chiffres de tests en conditions réelles pour une trentaine de ses véhicules Peugeot, Citroën et DS.
Ces tests suivent un protocole censé refléter le comportement du "client moyen", conduisant en ville (25,5 km), sur route (35,7 km) et sur autoroute (31,1 km). Les résultats des tests de consommation sur trois voitures PSA diesel avaient déjà été révélés le 1er mars dernier.
Comme celles-ci et sans surprise, toutes les consommations publiées mercredi dépassent celles de l'homologation européenne actuelle (NEDC), dont l'affaire Volkswagen a mis en lumière le caractère obsolète et peu représentatif. De nouvelles normes, censées mieux traduire les conditions réelles (WLTP) sont en cours de mise au point pour une application à partir de 2017.
"En moyenne, l'écart entre la consommation homologuée avec le test actuel et la consommation constatée sur notre protocole est de 1,8 litre aux 100", a indiqué Gilles Le Borgne, patron de la recherche et développement du groupe PSA.
Selon les modèles, le minimum d'écart est de 1,2 litre sur une Peugeot 208 diesel, qui consomme 4,7 litres réels contre une homologation à 3,5 litres. Le plus grand est de 2,7 litres sur une 3008 essence (7,6 litres réels contre 4,9 litres normes NEDC), a encore indiqué M. Le Borgne.
PSA s'était engagé à officialiser avant cet été ces chiffres de consommation pour 30 modèles, et 50 à terme, permettant de couvrir 80% de sa gamme. Ils figureront sur les sites internet de ses marques, mais dans l'immédiat, seules les consommations NEDC sont légales et peuvent faire l'objet d'un affichage publicitaire.
Avant l'entrée en vigueur des normes WLTP, le NEDC reste "le thermomètre qui permet de comparer les marques entre elles", a souligné M. Le Borgne. Pour lui, le WLTP devrait combler en moyenne les deux tiers de l'écart entre le NEDC et le protocole de PSA.
Le groupe a proposé à d'autres constructeurs de se frotter à ses tests, mais pour l'instant aucun n'a accepté.
"On discute", a affirmé M. Le Borgne, sans plus de détails.
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