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PSA quitte son siège historique de Paris

Constructeurs

Le groupe automobile PSA a annoncé vendredi avoir tourné une page de plus de 50 ans d'histoire avec le transfert de son siège social de Paris à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Ce déplacement d'environ neuf kilomètres vers l'Ouest clôt l'époque du "75, avenue de la Grande-Armée" tout près de la porte Maillot, qui abritait Peugeot puis PSA Peugeot Citroën depuis le milieu des années 1960.

La société, devenue "Groupe PSA" en avril 2016, compte également la marque DS et vient d'acquérir l'Allemand Opel auprès de General Motors. Elle avait annoncé ce déménagement début 2015, son président du directoire Carlos Tavares évoquant des impératifs de "modernité" et de "frugalité", euphémisme pour la réduction des coûts fixes.

L'entreprise avait déjà cédé le "75" en 2012 pour 245,5 millions d'euros, à l'époque où elle se débattait dans une grave crise, et n'était plus que locataire des murs.

Le déménagement est en fait double pour la société. Elle réunit d'une part dans un même immeuble de Rueil, sur 15.000 m2, la présidence de PSA et les directions des marques - Citroën et DS étaient jusqu'ici porte de Saint-Ouen dans le nord de Paris -, ainsi qu'entre autres la direction financière, celles des ressources humaines et de la communication.

D'autre part, une partie des employés travaillent désormais au "Centre d'expertise métiers et régions" de Poissy (Yvelines) qui "accueille 4.000 salariés sur 45.000 m2, dont la direction des achats et la direction industrielle", selon un communiqué.

Le groupe PSA est locataire à Rueil d'un bâtiment flambant neuf dont M. Tavares avait posé la première pierre en janvier 2016.

Signé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, cet immeuble dont le budget de construction était de 35 millions d'euros, a été réalisé par Bouygues Immobilier dans le cadre d'une opération menée par BNP Paribas Real Estate.

PSA a fait valoir que le bâtiment était "certifié HQE exceptionnelle (Haute qualité environnementale) et RT2012 -30% (30% plus efficace que la réglementation thermique 2012)" et "équipé de panneaux solaires et de système de récupération d'eau".

Le groupe avait frôlé la faillite en 2013-2014, avant d'être sauvé par l'intervention de l'Etat français et du chinois Dongfeng.

Il a depuis retrouvé la santé et publié pour le premier semestre 2017 un bénéfice net "record" de 1,25 milliard d'euros sur un chiffre d'affaires de 29,1 milliards, avant l'entrée dans le périmètre d'Opel-Vauxhall dont l'achat a été bouclé le 1er août.

tq/fka/tes

© 2017AFP