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PSA lie l'avenir de l'usine d'Ellesmere Port au Brexit

Constructeurs

Le groupe français PSA a annoncé jeudi prévoir de construire la nouvelle Astra dans son usine d'Ellesmere Port au Royaume-Uni mais seulement en cas d'accord sur le Brexit.

PSA explique dans un communiqué avoir retenu deux usines pour ce nouveau modèle qui sera disponible sous les marques Opel et Vauxhall, à savoir Rüsselsheim en Allemagne, pour laquelle la décision est confirmée, et Ellesmere Port au Royaume-Uni dont le sort et celui de ses plus de 1.000 salariés dépendront cependant du Brexit.

"La décision de retenir l'usine d'Ellesmere Port sera conditionnée aux termes de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne" et la validation d'un accord social avec le syndicat Unite, écrit PSA.

Le groupe, qui a racheté en 2017 Opel et Vauxhall auprès de l'américain General Motors, produit actuellement l'Astra à Ellesmere Port (nord-ouest) et à Gliwice en Pologne. PSA avait toutefois déjà annoncé qu'il ne produirait plus l'Astra dans cette usine polonaise qui servira désormais à assembler de grands vans.

Depuis son acquisition de Vauxhall, marque sous laquelle les Opel sont vendues outre-Manche, PSA a annoncé plusieurs plans de suppressions d'emplois au Royaume-Uni, où il compte environ 5.000 employés.

Le groupe français avait évoqué des problèmes de compétitivité et un marché européen difficile avec des ventes en baisse auprès des particuliers.

Cet avertissement lancé par PSA sur le Brexit devrait faire l'effet d'une nouvelle douche froide pour l'industrie automobile britannique qui ne cesse de mettre en garde contre les risques d'une sortie de l'UE sans accord.

Le secteur s'inquiète d'autant plus de ce scénario qu'il est déjà fragilisé par plusieurs annonces récentes de fermetures d'usine qui ont eu un effet retentissant au Royaume-Uni, sur fond de ralentissement économique mondial et de désaffection du diesel.

Le constructeur Honda a annoncé la fermeture de son usine de Swindon (sud-ouest de l'Angleterre) et l'américain Ford celle de son usine de moteurs de Bridgend, au Pays de Galles. Les deux groupes ont toutefois pris soin de ne pas mettre ces décisions sur le compte du Brexit.

jbo/ktr/bh

© 2019AFP