PSA augmente de 0,6% les salaires des ouvriers

PSA Peugeot-Citroën a signé un accord majoritaire avec quatre syndicats (CFE-CGC, CFTC, FO, GSEA) prévoyant pour 2016 une augmentation générale de salaire de 0,6% pour les ouvriers et des enveloppes individuelles pour les autres salariés, a-t-il indiqué vendredi.

Voir ci-dessous le communiqué de PSA

Au total, la direction a mis sur la table "un budget global d'augmentation des salaires de 1,25%", signe d'une "politique salariale équilibrée" entre "les intérêts des salariés et les impératifs de performance du groupe", a fait valoir le constructeur automobile dans un communiqué.

PSA rappelle qu'une prime de participation et d'intéressement sera versée à hauteur de 2.000 euros en moyenne, un montant inédit "depuis plus de dix ans", comme annoncé mercredi à l'occasion des résultats financiers.

Le premier groupe automobile français a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard d'euros en 2015, un résultat positif pour la première fois depuis 2010.

Interrogés par l'AFP, les syndicats saluent quasiment unanimement l'accord salarial 2016, mais notent que la direction met désormais sur le même plan la catégorie des cadres et celle des techniciens et agents de maîtrise (TAM), les seconds étant privés d'augmentation générale, une nouveauté selon eux.

"C'est le mérite qui va être mis en avant" aussi pour les TAM, avec des augmentations individuelles égales à 1,25% de la masse salariale, comme pour les cadres, développe Christian Lafaye (FO).

La CFTC "prend acte" de ce changement mais réclame, en contrepartie, que la direction "leur donne tous les avantages des cadres", insiste Franck Don (CFTC).

L'accord contient "beaucoup de choses extrêmement positives", notamment pour les quelque 5.500 cadres qui "vont accéder à la part variable" et obtenir ainsi "entre un quart et un mois entier de salaire en plus l'année prochaine", relève Jacques Mazzolini (CFE-CGC).

Les critiques sont venues de la CGT qui dénonce dans un communiqué "un accord pitoyable au vu des résultats financiers".

Concernant la prime, le syndicat indique que "la majorité des salariés vont toucher le minimum" à 1.812 € bruts, soit "1.665 € nets", "loin des 2.000 EUR annoncés par Carlos Tavares (patron de PSA, ndlr) à grand renfort de publicité".

Seule la CFDT n'a pas encore fait connaître sa position, ce qu'elle fera après avoir "consulté ses équipes", a-t-elle indiqué à l'AFP. Mais dans un tract, elle indique qu'"après plus de 3 ans de blocage des salaires, les salariés verront sur leur fiche de paie le début de la reconnaissance des efforts et des sacrifices auxquels ils ont consenti".

jta/cel/pre

© 2016AFP