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Plan de soutien : la synthèse de la FEDA

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En réponse à la situation critique de la filière automobile française, marquée notamment par une chute de 80% des ventes de véhicules neufs à cause de la crise sanitaire, des conséquences du confinement de la population et de la fermeture des concessions, le Président de la République a présenté un plan de relance en faveur d’une filière automobile plus verte et plus compétitive.

A noter que la FEDA publiera, dans les semaines à venir, un Livre Blanc consacré au véhicule électrique, afin d'éclairer notre profession sur les vérités et contre-vérités relatives à la production et au fonctionnement de ces véhicules ainsi que du développement dans les années à venir de celui-ci et de son impact sur nos métiers.

 

  • Soutien immédiat à la filière automobile

Pendant la période de reprise partielle et progressive de l’activité, le Gouvernement poursuivra son soutien au travers des prêts garantis par l’Etat, de l’activité partielle à moyen terme, de la mobilisation des prêts sur le Fonds de développement économique et social (FDES) et des avances remboursables.

 

  • Souveraineté industrielle française et avenir de l’automobile durable

Le plan de relance vise à affirmer la souveraineté de la France en matière d’industrie automobile. Cette souveraineté implique la relocalisation en France des productions des constructeurs automobiles et des sous-traitants. Elle se traduit également par la défense des technologies et de la recherche-développement en France. Il s’agit enfin d’inviter les Français à acheter des véhicules produits sur le territoire.

 

Le plan doit conduire, dans le même temps, à transformer l’industrie automobile pour répondre à l’ambition écologique de la France et de l’Europe. Une industrie automobile plus verte sera le résultat des efforts de toute la filière en faveur de l’électrification du parc automobile français. Les véhicules doivent être plus propres et plus autonomes, tout en restant accessibles aux consommateurs et usagers. L’État s’engage avec tous les acteurs de la filière pour accélérer la production des véhicules électriques et hybrides, inciter les Français à choisir ces véhicules moins polluants et déployer les infrastructures adaptées.

 

  • Les mesures principales du plan de relance : soutien à la demande, défense de la production française et soutien des entreprises les plus touchées par la crise.

Le plan de relance propose de soutenir la demande de véhicules neufs et d’occasion et tout particulièrement des véhicules peu ou pas polluants.

 

Electromobilité : véhicules électriques et bornes de recharge

« Notre objectif est clair : faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe en portant à plus d’1 million par an sous 5 ans la production de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hybrides » - Emmanuel Macron

 

PRODUCTION

Les constructeurs s’engagent pour l’électrification des véhicules.

En 2021, près de 130 000 véhicules électriques devraient être produits par PSA. Chez Renault, la production électrique devra être quadruplée d’ici 2024. Il faut également développer de nouveaux moteurs électriques en France et non en Chine. Enfin, Renault rejoint le programme de coopération relatif aux batteries constitué notamment par PSA et Saft.

 

CONSOMMATION

L’État accompagne les consommateurs pour le renouvellement du parc automobile.

Dès le 1er juin et dans la limite de 200 000 véhicules vendus, la prime à la conversion est doublée, et ses conditions sont élargies. Cette prime sera de 5 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique neuf ou d’occasion, et de 3 000 euros pour un véhicule thermique. Cette prime s’adresse aux ¾ des Français puisque le revenu fiscal de référence par part est rehaussé de 13 500 à 18 000 €. Il faut au préalable mettre à la casse un véhicule essence immatriculé avant 1997 ou diesel immatriculé avant 2001. Il est possible de cumuler la prime à la conversion et le bonus écologique soit 12 000 € de prime. Est éligible à la prime à la conversion, la transformation d’un moteur thermique en un moteur électrique, dite « retrofit électrique », au même titre que l’achat d’un véhicule électrique d’occasion.

A partir du 1er juin et jusqu’à la fin de l’année, la prime à l'achat de véhicules électriques (bonus écologique) sera comprise entre 6 000 et 7 000 euros pour les particuliers, et entre 3 000 et 5 000 euros pour les entreprises ou les collectivités. Les hybrides rechargeables bénéficieront d'un bonus de 2 000 euros, à condition qu'elles puissent rouler plus de 50 kilomètres grâce à leur batterie.

 

ADAPTATION

Le Gouvernement souhaite accélérer la densification du réseau de bornes sur tout le territoire.

A la fin de l’année 2021, 100 000 bornes de recharge électrique supplémentaires auront été déployées sur tout le territoire. Ce déploiement sera exclusivement financé par l’État.

Cette partie du plan porte non seulement sur l’installation de bornes dans les parkings publics, de bornes rapides sur les grands axes nationaux, et d’infrastructures de recharge dans le résidentiel collectif sera poursuivie.

Le plan de relance vise également à préserver et développer le tissu productif français et l’innovation technologique au service de la transformation du secteur automobile.

Pour maintenir ou rapatrier la production de véhicules en France, le Gouvernement veut accompagner les équipementiers dans leur transformation et leur montée en gamme (batteries, chaînes de traction électriques, technologies hydrogène). L’État s’engage ainsi à créer un fonds d’investissement de 600 millions d’euros pour intervenir en fonds propres (400 millions pour l’État, 200 millions pour les deux grands constructeurs). L’État s’engage, avec la Plateforme automobile, à former en conséquence les salariés, et en particulier les alternants, à cette transformation technologique et écologique.

Le plan de relance accompagne et soutient les entreprises les plus touchées par la crise. L’Etat s’engage à investir dans la filière automobile pour qu’elle soit plus compétitive.

 

Dans cette perspective l’État crée un fonds pour l’avenir de l’automobile doté de :

  • 200 millions d’euros de subventions destinées à aider la digitalisation, la robotisation et la transformation industrielle, y compris écologique, des petits acteurs de la filière qui n’ont pas les moyens de ces changements
  • 150 millions d’euros pour accompagner l’effort de recherche des entreprises du secteur. Les projets pour l’hydrogène les plus avancés doivent pouvoir démarrer dès la fin du mois d’août 2020.

 

Le secteur de l'après-vente, est, hélas, le grand oublié de ce plan, et ce, malgré les interventions de la FEDA et celles d'autres syndicats. Toutefois, et cela fera l'objet d'un chapitre dans le Livre Blanc FEDA consacré au véhicule électrique, le retrofit électrique est une piste extrêmement prometteuse et intéressante à exploiter par nos professionnels afin de pereniser leur activité dans un contexte national où, l'électrification du parc automobile, est plus que jamais poussé epar l'Etat.