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Paris: vers une fermeture des voies sur berge rive droite

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La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a lancé mardi "l'acte II de la reconquête des voies sur berge", se disant favorable à une fermeture à la circulation automobile totale ou partielle des voies de la rive droite de la Seine à la mi-2016.

Le Conseil de Paris devrait adopter lors de sa prochaine séance plénière (26 et 27 mai) une délibération qui décrit le projet de la mairie et les modalités de la concertation. Lancée dès cet été, cette dernière doit déboucher sur un projet "à l'automne", pour une mise en oeuvre à l'été 2016.

"Pour Paris Plages 2016, les voies sur berge seront rendues à la population", a assuré la maire de Paris lors d'une conférence de presse à l'Hôtel de Ville.

Deux scénarios seront proposés à la concertation. Le premier consiste à fermer à la circulation automobile le tronçon central de la voie Georges-Pompidou, sur une longueur de 1,5 km entre Châtelet et le Pont de Sully. Une seule file serait maintenue dans les tunnels.

Le deuxième scénario consiste à fermer totalement à la circulation automobile la voie Gorges Pompidou sur une longueur de 3,3 km, entre le tunnel de Tuileries et le tunnel Henri IV, y compris ces tunnels.

Dans le premier cas, l'aire piétonne constituée ferait 2,6 hectares, et dans le second 4,5, dont environ 8.000 m2 d'espace couvert entre les deux tunnels.

La concertation prévoit au moins cinq réunions publiques, dont "une réunion publique de concertation métropolitaine", la tenue de plusieurs expositions accompagnées d'un registre destiné à recueillir les contributions et remarques du public, la possibilité de laisser des observations sur une plate-forme internet, la consultation des collectivités locales.

Plusieurs études de circulation devraient être disponibles "à l'échéance du début de la concertation", courant juin.

Les voies sur berge sont en effet un des axes majeurs permettant la traversée de Paris d'ouest en est.

Anticipant les critiques des associations d'automobilistes, Anne Hidalgo a assumé avec force sa volonté de "diminuer de façon très importante (...) la circulation automobile".

"C'est un enjeu écologique (...) c'est un enjeu de santé publique (...) Tout cela s'inscrit dans une politique globale que j'assume, que nous assumons de façon très délibérée, donc oui il y aura moins de voitures à Paris, clairement. Donc je ne me projette pas, y compris dans la façon dont on peut calculer les effets de report de circulation, dans un monde où il y aurait autant de voitures qu'aujourd'hui. Objectivement ça ne sera plus le cas", a-t-elle martelé.

© 2015AFP