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Opel (PSA) revient défier Renault-Nissan en Russie

Constructeurs

Le constructeur automobile allemand Opel, filiale de PSA, a annoncé jeudi son retour sur le marché russe, qu'il a quitté en 2015 et où il va se mesurer au leader Lada, contrôlé par l'alliance Renault-Nissan.

Opel, racheté en 2017 par PSA et redevenu rentable en 2018 après de longues années de pertes, accélère son expansion internationale en visant une progression des ventes sur le marché russe considéré comme "stratégique" et "à fort potentiel", d'après son patron Michael Lohscheller, cité dans un communiqué.

La firme de Rüsselsheim va notamment proposer trois modèles qui seront vendus par des concessionnaires locaux, soit le Grand Land X, un SUV importé de son usine allemande d'Eisenach, ainsi que sa familiale Zafira Life et le petit transporteur Vivaro, qui sortiront de l'usine locale exploitée par le groupe PSA à Kaluga.

La marque à l'éclair cible "des ventes en dizaines de milliers d'unités (en Russie) d'ici 2022", a indiqué un porte-parole à l'AFP, et d'autres produits devraient être lancés "dans les meilleurs délais".

Opel poursuit le plan stratégique, qui table sur plus de 10% du volume des ventes réalisé hors d'Europe vers 2025.

En Russie, il devrait néanmoins rester à distance du leader Lada, dont le constructeur Avtovaz est détenu par l'Alliance Renault-Nissan et qui a fait état de 27.011 véhicules vendus pour le seul mois de février.

Lors de ses meilleures années en 2012 et 2013, Opel, encore contrôlée par l'américain GM, avait vendu environ 80.000 véhicules par an en Russie, avant que les ventes n'y plongent dans le sillage de la crise économique et du conflit avec l'Ukraine.

Puis Opel annonçait il y a presque quatre ans jour pour jour son retrait du marché russe, comprenant la fermeture fin 2015 de son usine de Saint-Pétersbourg, inaugurée en 2008 pour un investissement de 300 millions de dollars.

jpl/alf/ved

© 2019AFP