L'indice vedette Dax, déjà à l'équilibre vendredi, a cédé lundi un petit 0,04% à 10.063,13 points. Le MDax des valeurs moyennes a lui engrangé 0,36% à 20.629,02 points.
Alors que la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) de jeudi est le point d'orgue attendu de la semaine, la place francfortoise a continué à reprendre son souffle après sa rapide progression de la semaine passée, qui l'a vu remonter quasiment toute la pente dégringolée après le vote du Royaume-Uni en faveur du Brexit.
Dès lundi, la BCE a donné quelques détails des obligations d'entreprises achetées depuis juin dans le cadre de son vaste programme de rachat de titres de dettes, baptisé "QE" et destiné à dynamiser l'inflation. Des obligations d'un grand nombre d'entreprises du Dax ont été acquises, selon une liste communiquée par la Bundesbank, comme par exemple Daimler, SAP, BASF, Bayer, Deutsche Börse ou encore Infineon.
Lundi, le fabricant de puces électroniques a par ailleurs fini en tête du Dax grâce à une solide progression de 2,14% à 13,85 euros, alors que le secteur mondial des semi-conducteurs continue de se concentrer comme le montre l'annonce lundi du rachat du britannique ARM Holdings par le japonais Softbank.
Le groupe de pharmacie Merck KGaA a progressé de 0,66% à 94,77 euros. Le dossier déposé pour une demande de commercialisation de son traitement en comprimés de la sclérose en plaques Cladribine a été jugé recevable par l'Agence européenne du médicament, a indiqué le laboratoire qui avait essuyé un refus pour ce traitement en 2011.
En queue d'indice, l'action Bayer a perdu 1,05% à 92,90 euros, les investisseurs se montrant toujours circonspects sur sa tentative de rachat de l'américain Monsanto, après qu'il a légèrement relevé sa proposition en cash faite au fabricant américain de pesticides et de semences transgéniques.
Deutsche Post (-0,62% à 25,63 euros) a aussi été à la peine. Le groupe de logistique a précisé avoir racheté la semaine passée plus de 800.000 de ses propres actions pour un montant total de 20,5 millions d'euros.
Parmi les petites valeurs du SDax, l'armateur Hapag-Lloyd a chuté de 8,86% à 17,12 euros. S'il a annoncé sa fusion avec le groupe de Dubaï United Arab Shipping Company (UASC), il a surtout été sanctionné pour avoir fait, en parallèle, un avertissement sur résultat. Face aux difficultés plus grandes que prévu du marché du fret maritime, le groupe, ex-filiale du groupe de tourisme de TUI, table désormais sur un résultat brut d'exploitation (Ebitda) "clairement en baisse" en 2016.
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