L'adhésion à la grève a été chiffrée par les syndicats à environ 90%, un taux comparable à celui avancé lors du dernier débrayage observé le 1er avril. Un autre préavis de grève a été d'ores et déjà déposé pour le 14 mai.
"Malgré des résultats historiques atteints par l'entreprise, la direction reste inflexible face à nos demandes", a déclaré à la presse un des porte-parole du comité d'entreprise, Hugo Oliveira.
Les salariés réclament leur part alors que Renault a vu ses ventes au Portugal augmenter de 35,3% en 2014, dans un marché qui a accéléré sa reprise (+36,1%) sans toutefois renouer avec les niveaux d'avant la crise.
Depuis la dernière grève, les positions ne se sont pas rapprochées: les ouvriers réclament une augmentation globale de 25 euros par mois, alors que la direction se dit prête à accorder 12 euros.
Si l'on ajoute les primes, cette proposition reflète une hausse de 1,8% des salaires en 2015, soit "la plus importante de toutes nos usines en Europe", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe. "Les négociations vont continuer", a-t-il ajouté.
La direction, qui évalue le coût de la grève à un million d'euros par jour, envisage aussi l'embauche d'une centaine de salariés qui sont actuellement sous contrat à durée déterminée, soit 15% du total.
L'usine de Renault, la marque la plus vendue au Portugal, emploie 1.016 salariés et assemble des boîtes de vitesse et d'autres pièces mécaniques destinées à l'exportation.
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