L'achat d'actions ou obligations sera interdit pendant six mois, a indiqué à l'AFP le directeur des investissements responsables, Sasja Beslik.
"Nous pensons que cette action ou ce manque d'action de la part de la direction est scandaleuse. C'est un manque de jugement en termes de stratégie, mais c'est aussi très coûteux d'un point de vue financier", a-t-il déclaré.
Le constructeur allemand, numéro un mondial de l'automobile, avait admis mardi avoir équipé 11 millions de ses véhicules dans le monde d'un logiciel de trucage aux tests antipollution découvert aux États-Unis.
Nordea, qui dit détenir environ deux milliards de couronnes suédoises (un peu plus de 200 millions d'euros) d'actions et obligations Volkswagen, n'a pas donné expressément la consigne de vendre.
"Nous ne vendrons pas notre participation parce qu'elle est une manière d'avoir une influence sur la direction. Et nous pourrions participer à une plainte en nom collectif", a expliqué M. Beslik.
"Nous envoyons un message clair pour dire que c'est inacceptable", a-t-il ajouté.
"Nous évaluons tous les investissements sous une perspective à la fois financière, environnementale et sociale. C'est un cas d'école de la façon dont on peut contrevenir à la confiance et l'honnêteté", a-t-il déclaré au quotidien économique Dagens Industri.
Si Nordea, en tant qu'actionnaire, se montre très critique envers le groupe, il est plus mesuré quant aux effets de cette crise sur l'économie allemande. "J'ai du mal à imaginer que le scandale VW frappera l'économie dans son ensemble", a écrit sur Twitter un économiste de la banque, Holger Sandte.
Nordea, banque considérée comme "d'importance systémique", gère environ deux milliards d'euros d'actifs dans le monde.
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