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Nissan: le scandale des inspections continue

Constructeurs

Le constructeur d'automobiles japonais Nissan, déjà touché par deux scandales liés à l'inspection de ses véhicules au Japon, envisage un rappel en raison de la découverte de nouvelles irrégularités, rapporte jeudi le quotidien économique Nikkei.

Si c'est confirmé, ce serait une mauvaise nouvelle de plus pour Nissan qui traverse une phase difficile avec l'arrestation le 19 novembre de Carlos Ghosn, révoqué dans la foulée de la présidence du conseil d'administration sur des soupçons de malversations financières.

Selon le Nikkei, ces problèmes ont été mis à jour par des responsables du ministère des Transports qui ont mené des visites dans une grosse usine du groupe au Japon, à la suite des précédentes affaires révélées en septembre 2017 et en juillet 2016.

Plusieurs employés ont admis ne pas avoir suivi le procotole lors du contrôle des freins et d'autres composants du véhicule avant leur livraison, a expliqué le journal. Il n'a pas précisé combien de voitures seraient concernées par un éventuel rappel.

Nissan, partenaire du Français Renault et du Japonais Mitsubishi Motors, n'a pas confirmé l'information. "Nous échangeons avec le ministère de manière régulière", a-t-il souligné. "Quand il y a de nouveaux éléments, nous les publions après vérification", a ajouté le groupe, assurant que ce n'était pas le cas "à ce stade".

Fin septembre, Nissan avait présenté des mesures pour améliorer le processus d'inspection dans les usines de l'archipel, admettant de sérieuses lacunes.

Il avait alors annoncé un investissement de "170 à 180 milliards de yens sur les six prochaines années" (plus d'1,3 milliard d'euros) dans ces mesures et plus largement la modernisation des sites.

A l'automne 2017, Nissan avait été contraint de suspendre temporairement la production au Japon et de rappeler plus d'un million de véhicules à cause d'irrégularités dans l'inspection finale de ses voitures. Puis l'été dernier, il avait révélé la falsification de valeurs lors de tests destinés à mesurer l'économie de carburant et les émissions de gaz d'échappement.

"Les deux problèmes ont une cause commune: une très faible conscience de la gravité de la violation des règles d'inspection", avait déploré en septembre un responsable de Nissan, mettant en cause "une focalisation sur la réduction des coûts" aux dépens de "la sécurité, la qualité, l'environnement".

De 2013 à juillet dernier, 1.205 voitures sur un échantillon de 2.172 testées avaient été affectées, selon les conclusions du rapport remis en septembre au ministère des Transports.

si-anb/cn

© 2018AFP