Face aux défis liés à la transition énergétique, la mobilité électrique est devenue la pierre angulaire des projets menés par les acteurs du secteur automobile. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à convertir leur flotte vers l’électrique depuis le virage mené par le gouvernement, impliquant entre autres le déploiement de bornes. Mais à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle qui se tiendra le 10 avril 2022, quelles sont les propositions des différents candidats ?
Emmanuel Macron (Ensemble Citoyens !), s’il est réélu, propose de laisser aux industriels la liberté de choisir leur technologie. Il se propose toutefois d’accompagner l’électrification du parc automobile, avec un bonus de 6 000€ pour les voitures électriques, un malus pour les SUV les plus polluants et l’installation massive de bornes de recharge rapides.
Pour Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), il est nécessaire d’initier l’installation de bornes de recharge sur la voie publique. Une vision partagée par Anne Hidalgo (Parti Socialiste), qui veut aussi investir dans l’hydrogène.
Éric Zemmour (Reconquête !) veut développer l’usage de l’hydrogène pour les transports en commun et entend mettre fin aux Zones à Faibles Emissions (ZFE), comme Marine Le Pen (Rassemblement National) qui souhaite massivement investir dans cette énergie et qui ne veut pas sacrifier les véhicules thermiques.
A l’inverse, Yannick Jadot (Europe Écologie - Les Verts) veut définitivement mettre un terme aux véhicules thermiques d’ici 2030, en commençant par l’hydrogène, le mix énergétique et le recyclage des batteries.
Pour finir, Valérie Pécresse (Les Républicains) préfère l’hybride et l’hybride rechargeable comme solution intermédiaire, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) veut seulement poursuivre le développement des transports en commun. Fabien Roussel (Parti Communiste Français) veut réglementer les ZFE et propose une réduction d’impôt sur l’investissement aux particuliers qui installeront une borne de recharge à leur domicile.
Les solutions de Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) et Jean Lassalle (Résistons) ne sont pas explicitées dans leur programme.
Après la crise sanitaire ou la guerre en Ukraine qui fait flamber les prix du pétrole, il est étonnant de voir que l’accord européen ‘Fit For 55’ sur le 100% électrique pour 2035 ne fait pas tout à fait l’unanimité.