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Mitsubishi : l'ancien président est mort

Constructeurs

L'ancien président de Mitsubishi Motors Osamu Masuko, qui venait de démissionner début août de la présidence de son conseil d'administration, est décédé jeudi dernier à l'âge de 71 ans, a annoncé lundi le constructeur japonais.

M. Masuko souffrait d'insuffisance cardiaque, a précisé Mitsubishi Motors dans un communiqué.

Il avait démissionné pour raisons de santé le 7 août, et ses fonctions sont depuis temporairement assurées par Takao Kato, le directeur général du groupe depuis juin 2019.

M. Masuko avait été PDG de Mitsubishi Motors entre 2014 et fin 2016, puis de nouveau entre fin 2018 et juin 2019.

Carlos Ghosn avait occupé la présidence de Mitsubishi Motors après l'entrée du groupe dans le giron de l'alliance Renault-Nissan fin 2016. Mais Mitsubishi Motors lui avait retiré ce titre peu après son arrestation en novembre 2018 au Japon sur des soupçons de malversations financières.

Comme pour Renault et Nissan, les résultats de Mitsubishi Motors sont actuellement profondément dans le rouge, durement affectés par la crise du secteur automobile consécutive à la pandémie.

Le groupe a présenté fin juillet un plan de restructuration visant à réduire d'au moins 20% ses coûts fixes d'ici la fin de son exercice 2021/22 comparé à 2019/20.

Haut responsable de Mitsubishi Motors depuis le début des années 2000, M. Masuko a été l'artisan de la transition du groupe vers des véhicules plus propres (hybrides et 100% électriques).

Il a aussi contribué à l'implantation croissante de Mitsubishi Motors en Asie du Sud-Est, qui est devenu aujourd'hui son marché de prédilection, et avait noué des "liens solides" avec Renault-Nissan et d'autres partenaires, a rappelé le constructeur nippon.

"C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de M. Masuko", a déclaré lundi le président de Renault, Jean-Dominique Senard, dans un communiqué. Partisan de l'approfondissement de l'alliance franco-japonaise, Osamu Masuko avait noué une excellente relation avec M. Senard.

C'était "un grand dirigeant de l'industrie automobile". "Il était avant tout un ami pour lequel j'avais un immense respect, tant pour ses qualités professionnelles qu'humaines. Sa vision, sa sagesse et son ouverture d'esprit nous ont permis de construire une nouvelle Alliance, plus forte et plus collaborative", a ajouté le président de Renault.

etb-aro/kd/etr

© 2020AFP