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Michelin: Florent Menegaux et Yves Chapot vont succéder à J-D Senard

Equipementiers

Les actionnaires de Michelin ont entériné vendredi en assemblée générale la nomination de Florent Menegaux comme successeur de Jean-Dominique Senard à la tête du géant français du pneumatique, a constaté une journaliste de l'AFP.

Appelés à se prononcer sur la nomination du directeur général exécutif et directeur des opérations en tant que gérant commandité, les actionnaires l'ont approuvée à hauteur de 99,70%. "Un vote de maréchal", s'est réjoui M. Senard.

Michelin a adopté depuis plus d'un siècle le statut rare de société en commandite par actions qui interdit dans les faits toute OPA hostile. En contrepartie, les dirigeants commandités sont responsables sur leurs biens propres des dettes de l'entreprise.

Les quelque 2.000 actionnaires réunis à Clermont-Ferrand ont également entériné la nomination du directeur "lignes business automobile et régions Asie et Afrique", Yves Chapot, en tant que gérant non commandité.

"C'est une date importante pour la vie de l'entreprise. Deux gérants ont été magnifiquement élus par l'assemblée générale des actionnaires, ce qui prouve leur confiance dans la gérance à venir du groupe", s'est félicité Jean-Dominique Senard.

"En faisant ainsi, on assure une tranquillité d'esprit pour les équipes de Michelin à travers le monde. Yves et Florent connaissent Michelin parfaitement; ils travaillent admirablement ensemble et avec moi. Donc, ça va être une formidable année pour pouvoir passer le relai dans la sérénité et le calme", a ajouté le président sortant qui souhaite "continuer à servir" après sa passation de pouvoir.

"L'expérience prime, c'est une bonne chose. Le monde accélère (...) il est en train de se créer des empires géographiques, économiques. Nous devons vivre dans cette atmosphère-là tout en préservant les intérêts, l'image du groupe (...). Il va falloir résister à toutes les pressions et ils ne seront pas trop de deux pour affronter tout cela", a ajouté celui dont la rémunération de 3,8 millions d'euros pour 2017 (en hausse de 15% sur 2016) a été validée sans problème par les actionnaires.

Michelin a enregistré pour 2017 un bénéfice net "historique", en hausse de 1,4% à 1,7 milliard d'euros, malgré une hausse des coûts des matières premières et des effets de change négatifs.

"L'année dernière, ma rémunération liée au long terme avait été basse. Nous étions passés par deux années un peu creuses et j'en avais tiré les conséquences. Sachez qu'elle aurait pu être plus importante et que j'ai demandé à ce qu'elle ne le soit pas", a précisé M. Senard.

De son côté, la CGT a regretté cette augmentation de rémunération, alors que les augmentations de salaire appliquées aux salariés ont été de 0,2 point inférieures à celles pratiquées l'année précédente.

"Les salariés ont tout accepté. Ils ont fait les efforts demandés pour la flexibilité; ils se sont sacrifiés pour les gains de productivité alors que dans le même temps, l'entreprise a supprimé des milliers d'emplois", a regretté le secrétaire général CGT, Jean-Michel Gilles.

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© 2018AFP