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Marché VN France: gros coup de frein en décembre ! (L'Argus)

Constructeurs

A en juger par ses chiffres provisoires, le marché français devrait reculer en décembre de près de 10%. Un faux-pas qui, après déjà trois mois consécutifs de baisse, ramènerait sa croissance annuelle sous les 4%. Trois explications : juste retour de boomerang après son coup de folie d’août, hausse du malus, et les Gilets Jaunes.

Des résultats d’étude qui démontrent une baisse constante de l’intérêt pour le diesel et plus largement pour les moteurs thermiques (essence et diesel) et ce depuis 2 ans. En effet, l’intention d’achat de véhicules diesel d’occasion tombe à 30% (-6pts en un an) alors que le parc français (véhicules d’occasion) est en effet constitué à 69% de diesels. Le marché automobile français va clore l’année 2018 sur une note amère.

Au 26 décembre au soir, ses résultats mensuels annonçaient en effet un recul d’environ 9%. Soit un quatrième mois de repli consécutif après septembre (- 13%), octobre (- 2%) et novembre (- 5%). Et surtout, un indice inquiétant : le marché français est rarement orienté à la baisse en décembre, mois où les concessionnaires ont habituellement la remise facile afin d’atteindre leurs objectifs annuels et toucher les primes alors accordées par les constructeurs.

Cette brusque inversion de tendance, après deux premiers quadrimestres flamboyants, devrait ramener la croissance du marché français en 2018 à un taux légèrement inférieur à 4%. Pas un mauvais score en soi, proche des 2,2 millions de véhicules neufs vendus. Pour mémoire, il était tombé à 1,8 millions en 2013 et n’a cessé depuis de remonter la pente. Il était toutefois permis d’espérer mieux sur la foi de la première moitié du parcours : le marché affichait fin juillet une hausse de plus de 6%.

 

Craintes pour 2019

Pourquoi ce subit retournement ? Trois explications peuvent être avancées.

D’abord, un retour de boomerang, qui était prévisible, après le coup de fièvre qui a saisi le marché français en août : un bond de 40% des ventes ! Une hausse irréelle, nourrie non par la demande mais par la volonté des constructeurs d’immatriculer à la hâte des véhicules neufs avant que n’entrent en vigueur au 1 er septembre les nouvelles mesures de consommation de carburant, bien plus réalistes que les anciennes, et qui allaient donc provoquer une hausse du malus. Achetés par le réseau sans client final, ces véhicules surnuméraires tapissent depuis les arrière-salles des concessions, sous étiquette « Occasion zéro kilomètre ». Et font concurrence aux modèles neufs : les mêmes, à moindre prix…

Ensuite, les nouvelles normes de consommation ont contraint chaque marque, ce qui est normal, à réhomologuer l’ensemble de sa gamme, modèle par modèle, moteur par moteur. Mais l’affaire a été mal anticipée. Par les autorités publiques : embouteillage au portillon de l’organisme certificateur. Par les constructeurs : hausse de consommation parfois trop ample pour ne pas affoler le malus. Résultat, plusieurs modèles ou versions ont été retirés provisoirement de la vente, en attente de réhomologation ou de modifications techniques rendant la pilule plus digeste.

Enfin, l’environnement social. Depuis la mi-novembre, les Gilets Jaunes bloquent de nombreux ronds-points aux alentours des villes, là où sont les concessions automobiles. Ce contexte n’est guère propice à l’achat d’un véhicule le week-end venu. « Un mes concessionnaires a préféré accueillir les Gilets Jaunes qui tenaient un rond-point près de chez lui pour leur offrir un café, témoigne le directeur général d’une grande marque. De toutes manières, il n’avait aucun client ce jour-là .»

Au-delà de ces raisons ponctuelles, ce coup de frein de fin d’année annonce-t-il pour le marché automobile français une inversion du sens de sa courbe, dont les raisons seraient plus profondes ? Le pessimisme n’étant pas un moteur de ventes, les constructeurs se refusent donc à peindre 2019 en noir. Mais tous l’avouent : ils s’avèreraient comblés si les ventes restaient l’an prochain à même niveau qu’en 2018…

 

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