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Londres étend sa taxe de circulation pour les véhicules les plus polluants

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La ville de Londres a considérablement étendu lundi le périmètre dans lequel les véhicules les plus anciens et polluants doivent s'acquitter d'une taxe pour circuler, une démarche destinée à lutter contre la pollution de l'air.

Jusqu'alors restreinte au centre de Londres depuis son introduction en avril 2019, la zone ULEZ (ultra low emission zone) est désormais 18 fois plus étendue. Elle correspondait jusqu'à présent à celui de la "congestion charge", péage urbain de 15 livres par jour (17,70 euros) s'appliquant à tous les véhicules destiné à réduire le trafic.

Selon le maire travailliste de la capitale britannique, Sadiq Khan, cette extension, correspondant à un bassin de population de quatre millions d'habitants, va permettre lors de la première année de réduire les émissions de CO2 de plus de 100.000 tonnes, revenant à "retirer 60.000 véhicules" de la circulation dans la capitale.

"Ne rien faire n'était pas une option", a-t-il poursuivi sur la BBC, à une semaine de la COP26 sur le climat à Glasgow, soulignant que ce sont "les Londoniens plus pauvres" et les minorités ethniques qui risquent le plus de souffrir de la pollution.

Les conducteurs de voitures à essence généralement fabriquées avant 2006 (norme Euro 4) et de véhicules diesel généralement fabriqués avant 2015 (norme Euro 6) devront débourser 12,50 livres (14,80 euros) par jour pour entrer dans cette zone. Pour les camions et cars, il leur faudra payer 100 livres (116 euros) par jour. Les taxis sont eux exemptés.

La mesure s'applique 24 heures sur 24 et toute l'année sauf le 25 décembre. Une amende de 160 livres, réduite de moitié si elle est payée dans les deux semaines, est prévue pour les contrevenants.

La fédération des petites entreprises a demandé une "période de grâce d'un mois" pour leur donner "le temps de s'adapter".

Les associations qui militent pour la qualité de l'air ont quant à elles salué l'extension. "Mums for lungs" ("Des mamans pour les poumons") a ainsi appelé le maire de Londres à continuer de "prendre des mesures audacieuses", car même avec cette extension, "Londres restera polluée d'une manière néfaste pour la santé".

Selon la municipalité, 4.000 Londoniens sont morts prématurément en 2019 à cause de la pollution de l'air.

© 2021AFP