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Les loueurs craignent d'être exclus des aides gouvernementales

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Les loueurs de voitures courte durée, grandement affaiblis par la crise sanitaire, s'inquiètent d'être exclus des dispositifs de soutien en préparation pour le secteur du tourisme, ont indiqué lundi des responsables.

"La profession est violemment touchée par la crise du coronavirus. On a perdu 75% de chiffre d'affaires, mais surtout pour chaque euro de chiffre d'affaires nous avons eu deux euros de pertes", a expliqué lors d'une conférence de presse Robert Ostermann, directeur général d'Europcar.

"Sans un soutien immédiat et massif pour ce secteur, les défaillances d'entreprises rencontrées dans d'autres pays seront massives avec des conséquences désastreuses sur le plan de l'emploi", a prévenu M. Ostermann, qui est aussi président des métiers de la mobilité partagée au sein du Conseil national des professions de l'automobile (CNPA).

Les loueurs courte durée emploient 15.000 personnes en France.

M. Ostermann a expliqué que le gouvernement avait créé deux listes pour classer les entreprises du tourisme, une liste "S1" qui permet de bénéficier de toutes les aides prévues (notamment des exonérations de charges sociales) et une liste "S1 bis" avec un soutien plus restrictif.

"Selon les dernières informations que nous avons eues, nous avons été mis sur la liste S1 bis", a-t-il indiqué. Or, selon lui, cette classification ferait perdre aux entreprises de location de voitures le bénéfice des exonérations de charges.

Le dirigeant a expliqué que les sociétés de location continuaient de subir des charges importantes avec des loyers à payer et des flottes de véhicules qui coûtent de l'argent chaque mois sans générer de chiffre d'affaires.

Jean-Philippe Doyen, président de Sixt, a souligné que la profession réclamait d'être intégrée dans le dispositif d'aide, dont les décrets sont annoncés pour début juillet.

Il a également demandé que les gares et les aéroports, qui facturent des loyers aux sociétés de location, adaptent les charges au volume du trafic, qui s'est écroulé.

L'effondrement du tourisme, notamment de la clientèle étrangère, a fait chuter l'activité. "Nous sommes encore à -60% de réservations entrantes sur les mois à venir", a déploré M. Ostermann, évoquant les festivals et séminaires annulés et le tourisme d'affaires dont la clientèle est "quasiment réduite à zéro".

aro/tq/dlm

© 2020AFP