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Les attentes des Français face à la "LOM" (étude)

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Alors que l’examen du projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) débutera au Sénat cette semaine, ce texte ambitionne d’apporter des avancées majeures dans le quotidien d’un grand nombre de Français. Cependant, le projet de loi répond-il vraiment aux réelles aspirations de mobilité des Français ? C’est à cette question que l’étude réalisée par OpinionWay pour Trainline tente de répondre.

Les Français utilisent majoritairement leur voiture… bien souvent par défaut

Aujourd’hui, seule une courte majorité de Français se dit satisfaite de l’offre de transport proposée localement pour les trajets quotidiens : 55% contre 43% d’insatisfaits. L’insatisfaction est plus fortement exprimée par les habitants des communes rurales (63%) et de villes de moins de 20 000 habitants (55%). A l’inverse, la satisfaction à l’égard de l’offre de transport est plus importante chez les habitants d’Ile-de-France (64% en sont satisfaits).
Sans surprise face à ces résultats, la voiture individuelle reste le premier moyen de transport pour six Français sur dix, quand 13% citent la marche, 7% le métro ou RER, 5% le bus, et 3% le train. Cet usage prioritaire de la voiture individuelle monte à 84% chez les habitants de communes rurales, et à 74% chez les habitants de villes de moins de 20 000 habitants. Seuls les habitants d’Ile-de-France ne citent pas la voiture individuelle comme moyen de déplacement privilégié (30%).

Amenés à expliquer pour quelles raisons ils utilisent le plus souvent la voiture individuelle, plus de sept Français sur dix concernés répondent que c’est le seul moyen de déplacement auquel ils ont accès facilement (73%). Cette raison est également la première invoquée dans les communes rurales (73%) et de moins de 20 000 habitants (70%), mais aussi dans les villes de 20 000 à moins de 100 000 habitants (64%) contre seulement 49% en Ile-de-France.

« Si nous voulons encourager un report modal vers une mobilité plus durable comme le train ou le bus, il est primordial que les usagers aient plus de choix et un accès facilité à l’ensemble de ces offres » commente Daniel Beutler, Président de Trainline.

 

Les principaux freins face à un changement de comportements : le manque d’information et la crainte de se compliquer la vie

Plus de trois Français sur dix disant utiliser prioritairement un véhicule individuel motorisé estiment que l’offre de transport proposée localement leur permettrait de remplacer leur voiture, moto ou scooter. Le bus est la principale alternative possible identifiée par les conducteurs de véhicules individuels motorisés (29%).

Les principales raisons invoquées pour ne pas recourir à un autre mode de déplacement relèvent de la praticité : ils estiment prioritairement que cela augmenterait leur temps de transport (45%) et que c’est « trop compliqué » (43% en commune rurale contre seulement 16% en Ile-de-France).

On trouve également un tiers des Français qui ne s’estime pas suffisamment informé sur les dispositifs mis en place pour améliorer leurs trajets quotidiens. Ce chiffre monte à 45% en commune rurale.

Par ailleurs, 33% des Français privilégiant leur véhicule individuel motorisé et n’identifiant pas d’alternative sur leur territoire affirment qu’ils aimeraient que l’offre de transport proposée localement leur permette de changer leurs habitudes.

« La question des données de mobilité est clé. Nous sommes convaincus que la LOM en garantira une ouverture ambitieuse de façon à libérer l’innovation des acteurs numériques qui leur permettra de relever les nombreux défis que pose la transition vers une mobilité plus propre, plus inclusive et accessible. Un accès amélioré et une réutilisation facilitée des données de mobilité, mais aussi la mise en place d’un écosystème favorable et juste, permettront aux différents distributeurs numériques de proposer au voyageur de l’information supplémentaire et des solutions plus attractives de déplacement, notamment en renforçant l’attractivité du mode ferroviaire. » analyse Daniel Beutler

 

Lois d’Orientation des Mobilités : pas les mêmes attentes en fonction des territoires
Parmi les principales actions attendues par les Français dans la Loi d’Orientation des Mobilités, les solutions visant à mettre en place ou renforcer l’offre de transport au niveau local et l’entretien des réseaux ferroviaire et routier. Concrètement :
• 45% des Français sont en attente de la mise en place ou d’un renforcement de l'offre de transports en commun au niveau local ;

• 35% en attendent autant concernant l'entretien du réseau ferroviaire (35%).

• Et 33% s’agissant de l'entretien du réseau routier.

Là encore de nombreuses disparités existent entre l'Ile-de-France et le reste du pays : l’entretien du réseau ferroviaire (49% en IDF contre 31% en province), l’entretien du réseau routier (36% à égalité avec le nord-ouest), ou l’offre de transports en commun au niveau local (48% contre 40% dans le nord-ouest)

 « La priorité est de fournir un service amélioré et de proposer plus d’offres, qui correspondent réellement aux besoins des usagers. De trop nombreuses personnes utilisent encore leur voiture quotidiennement pour la simple raison qu’elles n’ont pas d’autres solutions. Il nous semble essentiel de rendre plus attractives les solutions alternatives à l’usage individuel de la voiture. Telle est une des ambitions de Trainline. » commente Daniel Beutler.

 

L’ouverture à la concurrence du train et le numérique : deux leviers de dynamisation des territoires
Plus de quatre Français sur dix voient dans l’ouverture à la concurrence du train au niveau local et national l’opportunité d’un impact positif pour les territoires : 47% imaginent un impact positif sur le dynamisme économique de leur région, 43% sur le désenclavement des territoires et 43% sur l’emploi. 39% des Français y voient également un impact positif sur la qualité de leurs déplacements.

Les projections sont les mêmes quant à l’impact supposé du développement du numérique : plus de quatre Français sur dix prévoient un impact positif sur le dynamisme économique de la région (48%), le désenclavement des territoires (45%) et l’emploi (41%).

« La concurrence dans le ferroviaire ne pourra être une réussite sans le développement d’outils numériques de distribution innovants et indépendants, et ce grâce à des règles stables, équitables pour tous les acteurs de la distribution en ligne. Plus particulièrement, il est essentiel que l'Arafer joue le rôle de régulateur pour veiller à l’absence de discriminations entre les différents canaux de distribution. Tous les acteurs de la distribution bénéficieront ainsi d’un écosystème favorable et permettront donc d’accroitre l’attractivité du train. » commente Daniel Beutler, Président de Trainline.

*Méthodologie : Échantillon de 1 054 personnes âgées de 18 ans et plus. Les interviews ont été réalisées du 20 au 21 février 2019. L’échantillon a été́ constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.
Les résultats complets de l’étude sont disponibles sur demande.



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