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Le projet de fusion entre Renault et FCA reste "une belle opportunité" (Le Maire)

Constructeurs

Le projet de fusion entre le groupe français Renault et l'italo-américain Fiat-Chrysler (FCA) "reste une belle opportunité", a déclaré lundi le ministre français de l'Economie, quelques jours après l'échec des discussions.

Mais il faut d'abord "renforcer l'alliance" avec le constructeur japonais Nissan, et le président du conseil d'administration de Renault Jean-Dominique Senard "a la confiance de l'Etat français", actionnaire du groupe au losange à hauteur de 15%, pour mener à bien cette tâche, a-t-il assuré devant quelques journalistes à Tokyo.

M. Senard est fragilisé par la rupture des négociations avec FCA et la dégradation de la relation avec Nissan.

Les tensions ont franchi un nouveau cran lundi, avec la révélation d'une lettre envoyée par Renault au patron du groupe japonais, Hiroto Saikawa, dans laquelle le constructeur français menace de s'abstenir lors d'un vote sur la gouvernance à l'assemblée générale de Nissan prévue le 25 juin.

"Sur le dernier épisode en date, je ne vais faire aucun commentaire", a réagi M. Le Maire. "C'est à la direction de Renault et à la direction de Nissan de trouver des solutions", a-t-il dit, les appelant à "régler les difficultés et malentendus au plus vite".

"Le renforcement de l'alliance" entre les deux groupes, unis par des participations croisées depuis 1999, ne passe "pas nécessairement" par une fusion, a précisé M. Le Maire, jugeant "toutes les options possibles".

"Je ne suis pas arc-bouté sur le principe d'une fusion", a-t-il poursuivi, alors que Nissan a récemment rejeté une proposition d'intégration.

L'Etat japonais est aussi très réticent à un tel scénario, et dans une volonté d'apaiser les choses, M. Le Maire a rencontré lundi soir le ministre nippon de l'Industrie, Hiroshige Seko.

Ensuite, "nous pourrons passer à une seconde étape qui sera nécessaire", a souligné le ministre français, et là le projet Renault-FCA est toujours "une opportunité", à condition toutefois que soient préservées "la pérennité de l'alliance" avec Nissan et "l'emploi industriel".

"Rien n'a changé par rapport à cette position de l'Etat, mais les conditions doivent être remplies", a insisté le ministre. "Nous avions demandé du temps supplémentaire, mais FCA en a décidé autrement" en retirant son offre.

anb/mra

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