"L'ensemble des mesures de l'accord majoritaire ont permis de réduire l'estimation des départs contraints de 200 à environ 25 licenciements", sur un total de 480 suppressions de postes prévues dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a expliqué dans un communiqué l'Inter CFDT Renault Trucks.
Selon le syndicat, qui a obtenu 28,1% des voix aux dernières élections professionnelles contre 28,4% pour la CGC, un refus de signer aurait porté le nombre de licenciements contraints à 70.
Un accord de ce type, pour être valide, doit être signé par des syndicats représentant au moins 50% du personnel de l'entreprise. Les deux syndicats pesant 56% des voix à eux deux, l'accord a été signé jeudi lors d'un comité central d'entreprise (CCE) au siège de Renault Trucks en banlieue lyonnaise.
La CFDT se félicite notamment d'avoir obtenu des mesures d'accompagnement plus favorables que celles mises en oeuvre dans le cadre d'un premier PSE en 2014, ainsi que l'engagement de Volvo à préserver la marque RT (Renault Trucks).
Selon le syndicat, des mutations forcées seront également évitées vers les sites de Blainville (Calvados), Bourg-en-Bresse (Ain) et Limoges (Haute-Vienne), et il est prévu d'embaucher en CDI "50 cols bleus" dans les centres de production dès 2015.
Interrogée par l'AFP, la direction a confirmé que "la signature de l'accord majoritaire permet de restreindre ou de circonscrire le plan de réduction des effectifs au site de Lyon sans avoir à l'étendre sur d'autres sites du groupe Volvo en France". Elle n'a pas confirmé cependant le chiffre de 25 licenciements, parlant de "projection" à ce stade.
La CGT en revanche, pour qui cet accord valide un "plan boursier", a annoncé qu'elle ne le signerait pas. "Comment parler de volontaires au départ alors que l'entreprise fait tout pour pousser ses salariés vers l'extérieur ?", a dénoncé le syndicat dans un communiqué.
A rebours de la CFDT, la CGT estime que ce plan "ne met pas en péril uniquement l'avenir du site lyonnais de Renault Trucks, il touche des centaines de salariés ayant des compétences essentielles à la satisfaction et à la confiance de nos clients, au développement des commandes, à la fabrication qui en découle".
Et de citer la suppression de l'équipe commerciale dédiée au Moyen-Orient et à l'Afrique sub-saharienne, basée à Lyon, qui a eu pour effet selon le syndicat de faire s'"effondrer" les commandes de Renault Trucks dans cette région "dynamique et rentable".
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