L'indice Dax des trente valeurs vedettes, qui avait déjà pris plus de 2% respectivement vendredi et lundi, a avancé de 1,33% à 9.964,07 points.
Depuis le vote britannique du 23 juin et le choix du Brexit, il est abonné aux embardées, dans un sens ou dans l'autre. Ces trois dernières séances, c'est l'optimisme qui a prévalu, alors que la succession du Premier ministre David Cameron s'est réglée beaucoup plus vite que prévu, et que les angoisses se sont calmées sur les banques italiennes. La chancelière Angela Merkel ne voit "pas de crise" sur ce front, a-t-elle dit mardi à Berlin.
Sur la place allemande, Deutsche Bank s'est particulièrement illustrée, avec un bond de 6,32% à 12,79 euros. La première banque allemande a ainsi suivi le mouvement de ses consoeurs italiennes, propulsées à la hausse à Milan sur des espoirs de sauvetage public. Commerzbank s'est appréciée de 3,16% à 5,94 euros.
Les titres automobiles ont aussi fait des étincelles: BMW a pris 4,67% à 73,31 euros, Daimler 4,40% à 57,65 euros et Volkswagen 3,09% à 116,80 euros. BMW a vu ses ventes de véhicules progresser de 9% entre juin 2015 et juin 2016. Daimler a fait mieux au deuxième trimestre 2016 que ne l'attendaient les analystes, avec une hausse de son bénéfice d'exploitation hors exceptionnels de 6%, à 3,97 milliards d'euros. Il a publié ce chiffre par surprise lundi soir, le reste des résultats est attendu le 21 juillet.
Le géant de la réassurance Munich Re a engrangé 1,37% à 148,35 euros. Il a publié mardi le bilan mondial des catastrophes naturelles sur la première moitié de l'année: elles ont été plus coûteuses mais moins meurtrières que l'an dernier. Et sur les 70 milliards de dollars de coûts matériels recensés, 27 milliards seulement étaient assurés, selon Munich Re. Le titre de l'assureur Allianz a avancé de 1,40% à 126,95 euros.
Sur le MDax (+0,73% à 20.320,45 points), le distributeur Metro a gagné 1,98% à 28,84 euros. Le feuilleton du mariage de deux de ses concurrents en Allemagne, Edeka et Kaiser's, a pris un nouveau tour mardi quand un tribunal régional a suspendu l'opération, estimant que l'autorisation accordée par le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel était potentiellement illégale.