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L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi "peut vivre" sans FCA (Senard)

Constructeurs

Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, a assuré que l'alliance entre le constructeur automobile français, Nissan et Mitsubishi Motors n'avait pas besoin de Fiat-Chrysler (FCA) pour exister et se développer, dans un entretien à la chaîne publique japonaise NHK diffusé vendredi.

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FCA et PSA ont annoncé jeudi être tombés d'accord à l'unanimité sur le principe d'une fusion entre égaux, quelques mois à peine après une tentative avortée d'union similaire entre FCA et Renault, projet que M. Senard avait soutenu mais qui avait été retoqué par l'Etat français.

Le projet de fusion entre FCA et Renault "était un bon projet", mais "si je passais mon temps à me désoler, je ne pourrais pas être le patron" de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, a déclaré M. Senard à la NHK lors d'un déplacement au Japon.

Cette alliance "peut vivre" à trois, a-t-il insisté, tout en n'excluant pas son extension dans le futur: "Si elle est attractive, d'autres opportunités d'élargir cette alliance pourront se présenter. Plus elle sera forte, plus elle sera attractive pour d'autres".

Avec les fiançailles de FCA et PSA, Renault n'est plus du tout sous pression pour réduire sa part au capital de Nissan, une condition qui avait été demandée par le constructeur japonais pour consentir au projet d'union initial entre FCA et Renault, a confié vendredi à l'AFP une source proche du dossier.

La reconfiguration des liens capitalistiques entre Renault et Nissan "n'est pas du tout le sujet aujourd'hui" a d'ailleurs répété M. Senard dans un autre entretien à Nippon TV diffusé vendredi.

Renault détient 43% de Nissan, lequel possède 15% du constructeur tricolore, dont l'Etat français est par ailleurs également actionnaire à hauteur de 15%.

La donne a aussi changé à la tête de Nissan ces dernières semaines, avec la nomination d'une nouvelle équipe de dirigeants censée être beaucoup plus favorable au renforcement de l'alliance avec Renault.

M. Senard a présidé mercredi à Tokyo une réunion du conseil opérationnel de l'alliance, nouvel organe de supervision de l'ensemble créé ce printemps pour tourner la page de l'ex-grand patron Carlos Ghosn, arrêté l'an dernier puis inculpé au Japon pour malversations financières présumées.

Ce conseil a été l'occasion d'enclencher une nouvelle étape pour renforcer l'alliance, tant au niveau du développement commun de technologies que des ressources humaines, a expliqué M. Senard à la NHK. Il a promis de premiers résultats "visibles" d'ici quelques semaines.

etb/hh

© 2019AFP