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La production automobile britannique au plus bas

Constructeurs

La production de voitures au Royaume-Uni a chuté de plus de 14% l'an dernier à 1,3 million d'unités, au plus bas depuis 2010, constate jeudi dans un rapport l'association sectorielle britannique (SMMT).

Sur le seul mois de décembre, la production a chuté de 6,4% sur un an, clôturant une troisième année de déclin d'affilée. Les voitures hybrides et électriques ont toutefois enregistré une envolée de près de 35% de leur production, note le SMMT.

"La production a été perturbée par de multiples facteurs, y compris une confiance des consommateurs et des entreprises en berne, une demande qui ralentit dans de nombreux marchés, beaucoup de changements de modèles de production et un retrait du diesel à travers l'Europe", ce carburant étant considéré comme trop polluant, énumère le SMMT.

En outre, certains fabricants ont mis en place des suspensions de leur production de plusieurs jours en prévision du Brexit, qui devait avoir lieu initialement le 29 mars avant d'être repoussé plusieurs fois.

Début janvier, l'association avait déjà annoncé une chute des ventes de nouvelles voitures en 2019 au Royaume-Uni, au plus bas depuis six ans.

Le lobby sectoriel, qui dénonce depuis des mois l'impact négatif du Brexit et la possibilité de voir revenir les barrières douanières, appelle de nouveau, la veille du Brexit, à ce que Londres signe un "accord commercial ambitieux avec l'Union européenne".

Le Royaume-Uni et l'UE ont jusqu'à la fin de l'année pour négocier l'avenir de leur relation commerciale, le Premier ministre Boris Johnson s'opposant à une extension de la période de transition post-Brexit.

"Même si les expéditions vers l'UE ont chuté de 11%, le bloc (européen) reste le plus important marché" pour le secteur britannique et représente près de 55% de ses exportations, insiste le SMMT, contre 19% des volumes d'exportation pour les Etats-Unis et 5,3% pour la Chine.

L'industrie automobile, dont la chaîne d'approvisionnement est fragmentée et utilise des composants provenant de divers pays, est particulièrement vulnérable au Brexit, surtout en cas de divorce sans accord fin 2020, ce qui se traduirait par le retour de droits de douane et de lenteurs administratives aux frontières.

© 2020AFP