webleads-tracker


La fonderie FPF (Vienne) demande le redressement judiciaire

Equipementiers

Le sous-traitant automobile Fonderie du Poitou Fonte (FPF), qui fabrique des blocs moteurs dans la Vienne, a annoncé vendredi qu'il allait solliciter son placement en redressement judiciaire.

L'entreprise, qui emploie quelque 400 personnes à Ingrandes-sur-Vienne, dans le nord du département, explique dans un communiqué être confrontée depuis six mois "à une baisse drastique de ses commandes et donc de sa production".

Cette baisse est imputée d'une part à la fin annoncée du diesel, qui a fait chuter de "plus de 40%" ses commandes de blocs moteurs au second semestre 2018, alors que 70% de sa production est destinée au diesel.

D'autre part, "son principal client constructeur a été contraint de cesser ses opérations en Iran en 2018 par suite des sanctions stratégiques mises en oeuvre par les Etats-Unis".

Depuis longtemps en difficulté, la FPF, qui a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros, a été rachetée en 2014 par une société dirigée par Jérôme Rubinstein.

En 2017, l'entreprise jusque-là en perte, avait bouclé un exercice à l'équilibre mais la conjoncture se retournant, elle avait lancé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en octobre 2018.

FPF, qui a déposé sa demande devant le tribunal de commerce de Poitiers, "déplore" que l'Etat "après avoir bouleversé soudainement" la filière diesel, "ait mis en oeuvre des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux avec seulement 18 millions d'aide".

Pour redresser la situation, la FPF souhaiterait s'allier à l'usine Saint-Jean-Industries (ex-Fonderies Alu), dont le site est mitoyen, et qui est elle-même en redressement judiciaire depuis novembre 2018.

C'est "la meilleure solution industrielle" permettant de créer "un maximum de synergies", souligne dans le communiqué Jérôme Rubinstein, qui ajoute qu'il soutiendra "tout investisseur qui aura un projet de reprise globale des deux sites".

© 2019AFP