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La fonderie FPF devrait être placée mardi en redressement judiciaire

Equipementiers

Le sous-traitant automobile Fonderie du Poitou Fonte (FPF, 408 emplois), qui fabrique des blocs moteurs à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), devrait être placé mardi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Poitiers, a-t-on appris vendredi auprès de la direction.

"Le tribunal rendra son délibéré mardi", a déclaré à l'AFP son président Jérôme Rubinstein, présent à une audience du tribunal vendredi, et qui avait demandé le placement en redressement judiciaire de son entreprise la semaine dernière.

Le tribunal devrait dans la foulée nommer mardi un administrateur judiciaire et préciser les dates de dépôt des offres de reprise.

Selon Patrice Villeret, déléguée syndical CGT de l'usine, pour qui la décision est prise, la "direction joue sur les mots. Et elle joue aussi avec nos emplois", a-t-il ajouté à l'AFP.

Des dizaines de salariés ont manifesté vendredi devant le tribunal de commerce pendant l'audience.

FPF avait sollicité son placement en redressement judiciaire la semaine dernière au motif qu'elle est confrontée depuis six mois "à une baisse drastique de ses commandes et donc de sa production", selon un communiqué.

Cette baisse est imputée d'une part à la fin annoncée du diesel, qui a fait chuter de "plus de 40%" ses commandes de blocs moteurs au second semestre 2018, alors que 70% de sa production est destinée au diesel.

D'autre part, "son principal client constructeur a été contraint de cesser ses opérations en Iran en 2018 à la suite des sanctions stratégiques mises en oeuvre par les États-Unis".

En 2017, l'entreprise jusque-là en perte, avait bouclé un exercice à l'équilibre et un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros mais la conjoncture se retournant, elle avait lancé un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en octobre 2018.

Pour redresser la situation, la FPF souhaiterait s'allier à l'usine mitoyenne Saint-Jean-Industries (ex-Fonderies Alu), elle-même en redressement judiciaire depuis novembre 2018 et qui cherche un repreneur, "la meilleure solution industrielle", selon M. Rubinstein.

© 2019AFP