A l'issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 1,37% (+225,46 points) à 16.723,31 points. Il avait bondi de plus de 9% au cours des cinq séances précédentes.
L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part augmenté de 1,08% (+14,29 points) à 1.331,39 points.
Sur le volet des changes, le dollar se situait autour de 106,03 yens, en progression par rapport à son cours de vendredi à la clôture (105,65 yens). L'euro était de son côté en léger retrait, à 117,42 yens, contre 117,50 yens vendredi.
La séance a été moyennement active, avec un peu plus de deux milliards de titres échangés sur le premier marché.
"Les actions continuent à être soutenues par des attentes de plan de relance" promis par le Premier ministre de droite Shinzo Abe après la victoire de sa coalition aux sénatoriales le 10 juillet, a commenté pour l'agence financière Bloomberg Masahiro Ichikawa, analyste chez Sumitomo Mitsui Asset Management à Tokyo.
Parmi les 225 composantes du Nikkei, SoftBank Group a évolué à rebours du marché en chutant de 10,32% à 5.387 yens au lendemain de l'annonce d'un projet de rachat du fabricant de semi-conducteurs ARM Holdings pour 24,3 milliards de livres (quelque 29 milliards d'euros).
Les investisseurs ont visiblement jugé le prix proposé trop élevé au regard des possibles synergies de court terme entre les deux groupes.
Folie Pokemon
Toujours dans le domaine des technologies, Sharp a lâché 2,75% à 106 yens, tandis que l'action du réseau social Line a reflué de 8,17% à 3.990 yens après ses débuts tonitruants vendredi à la Bourse de Tokyo.
Avec un bond de 32% par rapport à son prix d'introduction, le créateur de "stickers" informatifs avait fait l'entrée sur le marché la plus élevée pour le secteur dans le monde, selon Bloomberg News.
A l'inverse, Nintendo a une nouvelle fois affolé les compteurs en affichant un bond de 14,36%, ce qui porte son gain à quelque 120% depuis le début de la fièvre Pokemon Go, jeu de réalité augmentée qui fait un tabac dans le monde.
A l'issue des échanges, le titre s'est élevé à 31.770 yens, soit plus du double de sa valeur de clôture du 6 juillet, veille du lancement de cette application qui permet d'attraper Pikachu et autres Pokemons, petites créatures aux formes et aux pouvoirs magiques multiples inventées par le Japonais il y a 20 ans.
Sa capitalisation boursière, qui équivaut au nombre d'actions en circulation multiplié par leur prix, dépasse désormais celle de son rival Sony, totalisant 4.500 milliards de yens (38 milliards d'euros). Ce dernier a fini sur une progression de 1,79% à 3.236 yens.
La folie Pokemon a également provoqué mardi l'envol de l'action de McDonald's Japan, qui offre depuis vendredi avec les "Happy meals" des figurines à l'effigie de ces "monstres de poche". La filiale japonaise du géant américain de la restauration rapide a vu son titre s'envoler de 23% dans les premiers échanges avant de clôturer sur une hausse de 5,26% à 3.200 yens.
Le groupe d'habillement Fast Retailing, propriétaire de la marque Uniqlo, a lui aussi connu une séance faste. Il s'est apprécié de 3,18% à 33.700 yens, après avoir déjà pris 18% vendredi, le maximum autorisé pour la journée, fort de la publication de résultats financiers qui ont montré une amélioration au troisième trimestre.
A noter enfin, la performance mitigée des constructeurs automobiles malgré l'affaiblissement du yen, favorable à leurs affaires: Toyota a gagné 0,43% à 5.784 yens, Honda 0,87% à 2.824,5 yens alors que Nissan a stagné à 1.043 yens.
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