La séance a été marquée par un plongeon de l'action Nintendo de 17,71%, le maximum autorisé pour la journée. Le groupe a dit s'attendre à un impact "limité" sur ses résultats financiers du succès planétaire du jeu de chasse virtuelle Pokemon Go, lancé début juillet, qui avait fait bondir son titre de plus de 100% en quelques séances.
Le Nikkei des 225 valeurs vedettes, qui avait ouvert sur une note positive, a finalement cédé à la clôture 0,04% (-6,96 points) à 16.620,29 points.
L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part glissé de 0,16% (-2,15 points) à 1.325,36 points.
Sur le volet des changes, le dollar valait à la fermeture de la place tokyoïte 106,15 yens, contre 105,90 yens vendredi. L'euro était quant à lui en léger repli, oscillant autour de 116,50 yens.
L'activité a été très faible, avec seulement 1,68 milliard de titres échangés sur le premier marché.
"Les investisseurs ont tendance à adopter une attitude attentiste alors que se profilent une série d'événements", a résumé pour l'agence Bloomberg Hitoshi Asaoka, analyste chez Mizuho Trust and Banking.
Ils nourrissent notamment de grands espoirs quant à la décision de la BoJ vendredi: une très grande majorité des observateurs (32 des 41 analystes interrogés par Bloomberg) prédisent l'adoption de nouvelles mesures pour tenter de relancer une troisième économie mondiale sans vigueur.
Les exportations ont encore fléchi en valeur en juin, selon les chiffres du commerce extérieur publiés lundi, qui ont par ailleurs révélé le premier excédent semestriel du Japon depuis l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011. La catastrophe a contraint le pays à recourir massivement aux importations d'énergies fossiles pour compenser l'arrêt des réacteurs.
L'auto dans les radars
Parmi les valeurs, outre Nintendo dont le titre est tombé à 23.220 yens à l'issue des échanges, McDonald's Japan, partenaire officiel du jeu, a décroché de 11,60% à 3.200 yens après avoir pris 19% la semaine dernière. De même, l'action de la firme nippone DeNA, avec qui Nintendo s'est associé pour lancer des applications pour smartphones, a-t-elle été délaissée (-4,83% à 2.658 yens).
Dans le secteur automobile, des prédictions du quotidien économique Nikkei ont soutenu Mazda, plus forte hausse du jour (+5,93% à 1.571 yens), qui pourrait annoncer cette semaine des profits supérieurs aux attentes du marché.
Mitsubishi Motors, dont le bénéfice d'exploitation trimestriel devrait, toujours d'après le Nikkei, s'effondrer de plus de 70% après le scandale de fraude mis à jour en avril, a pour sa part fait du surplace à 503 yens. Il dévoilera ses résultats mercredi, tout comme Nissan (+0,14% à 1.021 yens), une semaine avant le numéro un mondial Toyota (+0,13% à 5.846 yens).
A noter enfin, la nouvelle chute du titre du géant des télécoms SoftBank Group (-3,26% à 5.216 yens) qui avait fortement plongé en début de semaine dernière, après l'annonce du projet d'acquisition du concepteur britannique de semi-conducteurs ARM pour 24,3 milliards de livres (quelque 29 milliards d'euros).
A rebours du marché, le groupe d'habillement Fast Retailing, propriétaire de la marque Uniqlo, a terminé sur un gain de 1,62% à 33.170 yens, tandis que le fabricant de robots industriels Fanuc progressait de 1,55% à 17.615 yens.
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