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La Bourse de Tokyo échoue à rebondir (Nikkei -0,34%)

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La Bourse de Tokyo a terminé en repli mardi au lendemain d'une chute de plus de 2%, les tensions commerciales et les remous autour du Brexit minant le moral des investisseurs.

Le Nikkei des 225 valeurs vedettes, qui avait démarré en petite hausse, a finalement cédé 0,34% (-71,48 points) à la clôture, à 21.148,02 points, et l'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a reculé de 0,91% (-14,50 points) à 1.575,31 points.

Du côté des changes, le dollar valait au même moment 113,11 yens, contre 112,45 yens lundi à la fermeture de la place tokyoïte, et l'euro était stable, autour de 128,55 yens.

Le rebond lundi de Wall Street après un piteux démarrage a dans un premier temps soutenu les marchés japonais, mais très rapidement la nervosité a repris le dessus.

"La confiance reste très faible", a commenté pour l'agence Bloomberg Hajime Sakai, chez Mito Securities à Tokyo. "Il y a une accumulation d'inquiétudes, les tensions commerciales persistant et le dossier Huawei apparaissant très incertain".

La directrice financière du géant chinois des télécoms, arrêtée au Canada à la demande des États-Unis, a plaidé lundi devant un tribunal de Vancouver pour sa remise en liberté. Cette affaire a provoqué la colère de la Chine et les marchés redoutent qu'elle n'affecte la récente trêve dans la guerre commerciale sino-américaine, même si cela ne semble pas être le cas pour l'instant.

Les donneurs d'ordres sont aussi inquiets du report du vote sur le Brexit au Parlement britannique, selon des courtiers. La Première ministre britannique Theresa May a été contrainte de reculer devant l'opposition des députés, plongeant le processus de divorce dans l'incertitude.

- Pétrole en berne -

Sur le front des valeurs, Nissan a lâché 3,10% à 915,7 yens. Le constructeur d'automobiles a été inculpé lundi par le parquet, dans l'affaire de dissimulation de revenus dont est soupçonné son ex-patron Carlos Ghosn sur plusieurs années. L'action avait déjà perdu 2,90% lundi.

Selon le quotidien économique Nikkei, le groupe prévoit d'enregistrer dans ses comptes l'ensemble des émoluments non déclarés aux autorités boursières, une décision qui pourrait dégrader ses résultats financiers.

Son partenaire Mitsubishi Motors n'a guère été mieux loti: le titre a décliné de 1,50% à 655 yens.

Les autres constructeurs ont également reculé, mais de façon moins prononcée: Toyota a perdu 1,09% à 6.745 yens, et Honda 0,39% à 3.021 yens.

Même humeur sombre pour les sociétés pétrolières, alors que l'efficacité d'un accord de réduction de la production signé par l'Opep et ses partenaires pose question: Showa Shell a dévissé de 7,32% à 1.528 yens, JXTG de 6,65% à 602,7 yens et Inpex de 3,56% à 1.151 yens.

Dans les technologies, SoftBank Group a au contraire rebondi de 2,44% à 8.827 yens. Il a fixé lundi le prix définitif d'introduction en Bourse de sa filiale de télécommunications mobiles au Japon, un montant par action qui doit lui permettre de lever, le 19 décembre, plus de 20 milliards d'euros sur le marché.

Sony a lui aussi résisté à la morosité du marché, gagnant 0,72% à 5.735 yens. La maison de disque Sony Music Entertainment a annoncé un partenariat avec Rhapsody International, un des pionniers du secteur, pour lancer un service de musique en ligne (streaming) haute résolution au Japon.

La qualité "high resolution" correspond à des formats de fichiers non compressés ou dont l'éventuelle compression se fait sans dégradation du signal originel.

Autre gain du jour, la compagnie Fast Retailing, connue pour sa griffe Uniqlo, a terminé en progression de 1,04% à 58.150 yens.

anb/tho

© 2018AFP