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La Bourse de Paris reste préoccupée par l'Italie (-0,63%)

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La Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,63% vendredi, une nouvelle fois fragilisée par le dossier italien qui inquiète et des tensions géopolitiques qui persistent, à l'issue d'une semaine assez agitée.

L'indice CAC 40 a perdu 32,13 points à 5.084,66 points. La veille, il avait déjà fini en repli de 0,55%.

La cote parisienne a cédé 0,22% au cours de la semaine écoulée et perdu 4,29% depuis le début de l'année.

Après des premiers pas à l'équilibre, la cote parisienne a perdu du terrain, ne résistant pas à un environnement général d'aversion au risque.

La journée a été marquée par l'arrivée à échéance de plusieurs contrats et options sur les différents indices (séance dite des "trois sorcières"), ce qui génère des volumes d'échanges plus étoffés et accentue les variations.

L'indice parisien, comme ses homologues européens, a été maintenue sous pression par les préoccupations liées au budget italien.

"Les investisseurs sont préoccupés par le budget italien et la géopolitique avec les relations entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite" depuis la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi après son entrée au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre, a analysé pour l'AFP Thierry Claudé, gérant à Kiplink Finance.

"Des inquiétudes quant à la montée des taux d'intérêt, au commerce et à la géopolitique concernant l'Italie et maintenant l'Arabie Saoudite rendent les investisseurs assez prudents", abonde dans une note Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Côté indicateurs, les reventes de logements aux Etats-Unis ont diminué plus que prévu en septembre.

- Dégringolade de Bouygues et du secteur auto -

Sur le front des valeurs, "on assiste à des sanctions par secteur en période de publication" des résultats d'entreprises, observe M. Claudé.

La sanction a été lourde pour Bouygues, dont l'action a chuté de 11,86 % à 32,11 euros, lesté par l'abaissement des prévisions du groupe dans la construction pour 2018.

Pour Michelin aussi, qui a plongé de 11,28% à 87,74 euros alors que le fabricant français de pneumatiques s'attend à un ralentissement conjoncturel pour la fin de l'année, notamment en Chine. Dans son sillage, Valeo a reculé de 4,33% à 29,64 euros. Trigano a glissé de 6,74% à 90,65 euros, Peugeot a lâché 2,51% à 20,16 euros, Renault (-3,09% à 66,77 euros) et Faurecia (-3,58% à 41,19 euros).

Sopra Steria, qui s'est enfoncé de 25,66% à 89,95 euros, plombé par la révision à la baisse de son objectif annuel de marge opérationnelle d'activité, a entraîné dans sa chute Atos (- 5,01% à 92,58 euros) et Capgemini (-2,26% à 103,90 euros).

Les valeurs bancaires ont également pâti de la tourmente des banques transalpines, Crédit Agricole enregistrant un repli de 1,85% à 11,89 euros, Société Générale de 1,28% à 34,45 euros et BNP Paribas de 1,02% à 48,73 euros.

Air France-KLM a reculé de 3,00% à 8,22 euros, après la signature d'un accord majoritaire sur la hausse des salaires 2018 et 2019 pour tous les catégories de personnel d'Air France, après des mois d'un conflit qui a fortement secoué la compagnie aérienne.

En revanche, Fnac Darty a décollé de 12,75% à 66,75 euros, après des résultats conformes aux attentes au troisième trimestre, quoiqu'en baisse, et la confirmation des objectifs du groupe.

pan/ef/LyS

© 2018AFP