La Bourse de Paris passe sous les 4.000 points !

La Bourse de Paris a terminé en forte baisse mardi (-1,69%), au plus bas depuis octobre 2014, déprimée comme la veille par les doutes sur le secteur bancaire et les craintes sur l'économie mondiale.

L'indice CAC 40 a perdu 68,77 points à 3.997,54 points, dans un volume d'échanges élevé de 5,5 milliards d'euros. La veille, il avait chuté de 3,20%.

Le marché parisien s'est montré hésitant en début de séance avant de faiblir à nouveau, au point de perdre près de 3%. Il a toutefois limité la casse en fin de séance, après avoir touché des plus bas et être passé sous les 4.000 points.

"Le stress est généralisé sur le marché", observe Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque, évoquant les craintes sur l'économie, le pétrole et désormais "le secteur bancaire qui est dans l'oeil du cyclone".

Pour John Plassard, chez Mirabaud Securities, "la volatilité l'emporte sur la logique", note John Plassard, chez Mirabaud Securities. "Entre informations déprimantes sur le pétrole et stress bancaire, le coeur des investisseurs balance", observe-t-il.

Le secteur bancaire est resté sous pression face à plusieurs inquiétudes liées à la faiblesse des taux d'intérêt et à la fragilité de certains établissements de la zone euro.

"Le marché a peur que la combinaison de la crise pétrolière, du ralentissement économique et des taux bas provoquent des défauts de paiement" de plusieurs établissements notamment en Europe du sud, souligne M. Tuéni.

Deutsche Bank, première banque allemande, a de son côté tenu à rassurer les investisseurs sur sa capacité à payer ses dettes dans les mois à venir.

Les marchés sont par ailleurs toujours soumis à l'évolution des prix du pétrole qui tentaient de se stabiliser après avoir ouvert en légère baisse à New York, au lendemain d'un net recul.

Le brut était sous le coup d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui s'est montrée pessimiste sur les perspectives de remontée des prix.

La journée étant par ailleurs dépourvue d'indicateur notable, les investisseurs attendaient désormais l'intervention devant le Congrès américain mercredi et jeudi de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le marché va guetter toute indication sur l'avenir de la politique monétaire américain alors que la Fed est engagée depuis la fin 2015 dans une remontée de ses taux.

Parmi les valeurs, le secteur bancaire a pesé lourdement sur la tendance. BNP Paribas a perdu 3,56% à 37,90 euros, Crédit Agricole 4,54% à 7,84 euros, Société Générale 4,38% à 28,83 euros et Natixis 5,46% à 3,86 euros.

Les titres pétroliers ont souffert, à l'image de Technip (-5,04% à 40,52 euros), Total (-3,58% à 36,81 euros), CGG (-17,54% à 0,47 euro) et Vallourec (-12,41% à 3,46 euros).

ArcelorMittal a été fortement pénalisé (-10,79% à 2,88 euros) par l'abaissement de sa recommandation à la fois par JPMorgan et ING, tandis que Goldman Sachs a relevé la sienne.

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