A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 81,75 points à 6.776,95 points.
"La principale impulsion pour cette baisse a semblé être le fait que le baril de Brent a creusé ses pertes, en reculant sous les 50 dollars, seuil qu'il avait atteint la veille", expliquait Connor Campbell, analyste chez Spreadex.
Le marché britannique a également pu suivre la tendance de Wall Street qui a ouvert en baisse après des déclaration d'un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) appelant à une hausse des taux directeurs.
Eric Rosengren, président de l'antenne régionale de la Fed de Boston et pourtant réputé jusqu'ici grand partisan d'un maintien des taux bas, a, pour la seconde fois en deux semaines, indiqué qu'il était temps de normaliser graduellement la politique monétaire américaine.
Les compagnies pétrolières ont souffert, du fait du retour à la baisse des cours du brut. BP a perdu 1,14% à 432,15 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 1,70% à 1.961,50 pence.
Le BTP a rechuté quelque peu, dans un climat d'anxiété autour de la santé du marché immobilier après la décision des Britanniques de quitter l'UE. Taylor Wimpey s'est enfoncé de 2,99% à 155,70 pence, Berkeley de 2,42% à 2.658,00 pence, Barrat Developments de 1,43% à 488,90 pence et Persimmon de 2,00% à 1.816,00 pence.
Le secteur bancaire a en revanche été recherché, avec Royal Bank of Scotland (+2,28% à 206,70 pence), Barclays (+0,89% à 174,75 pence), HSBC (+0,82% à 578,00 pence) et Lloyds Banking Group (+0,76% à 59,21 pence), profitant de la remontée des taux d'emprunt sur le marché obligataire après la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de ne pas adoucir encore sa politique monétaire. La faiblesse des taux d'intérêt est de nature à rogner les bénéfices réalisés par les banques.
Le groupe de distribution Tesco a terminé en baisse (-2,95% à 166,05 pence), à l'image de l'ensemble du secteur. Trois anciens responsables du groupe ont été inculpés dans une retentissante affaire de fraude comptable, a annoncé l'organisme chargé de lutter contre la grande délinquance financière, le Serious Fraud Office (SFO).
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