L'indice vedette Dax a cédé 0,58% à 10.676,65 points. Largement en tête, Linde a fait des étincelles, avec une hausse de 11,09% à 154,80 euros à la suite de l'annonce de discussions préliminaires sur une fusion avec l'américain Praxair.
Les deux parties ont eu beau souligner qu'il n'y avait aucune certitude que l'opération se fasse, et ne révéler aucun détail sur ses possibles modalités, l'imagination des investisseurs s'est enflammée. Ils voient déjà Linde reprendre la place de numéro un du marché mondial des gaz industriels, devant Air Liquide qui vient de la lui ravir.
Deutsche Börse, qui doit dévoiler mercredi le résultat de son offre d'échange à ses actionnaires, qui lui permettra de fusionner avec le britannique LSE, a fait partie des quelques autres gagnants de la séance, avec une hausse de 0,54% à 76,84 euros.
Quasiment tout le reste du tableau a fini dans le rouge, la petite remontée du baromètre ZEW, qui mesure le moral des acteurs de la finance, n'ayant pas réussi à donner le sourire aux investisseurs. Le baromètre est revenu en positif, à 0,5 point, mais pas autant que l'espéraient les analystes.
Dans le bas du tableau, Volkswagen a cédé 1,74% à 124,15 euros, alors que le Wall Street Journal a rapporté que la justice américaine pourrait poursuivre le constructeur au pénal pour l'affaire des moteurs truqués. Face à cette perspective, l'assurance de l'Etat-région allemand de Basse-Saxe qu'il ne demanderait pas de dommages et intérêts pour le préjudice subi sur ses actions Volkswagen n'a pas pesé lourd.
Bayer a lâché 0,73% à 97,92 euros, après des informations de presse selon lesquelles le géant de la chimie envisagerait de faire une offre hostile sur Monsanto, dont la direction refuse pour le moment ses avances. Bayer n'a pas commenté.
Sur le MDax des valeurs moyennes (-0,79% à 21.677,55 points), l'équipementier Leoni s'est illustré à la baisse (-6,42% à 33,30 euros). Il a reconnu avoir été victime d'un détournement de fonds, quelque 40 millions d'euros de liquidités ayant été transférés sur des comptes étrangers au moyen d'identités usurpées et de "l'utilisation de moyens de communication électroniques".