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Gouvernance de Renault: la CFE-CGC "approuve", la CGT "prend note", la CFDT "rassurée"

Constructeurs

Les trois principaux syndicats du groupe Renault ont réagi mercredi aux décisions prises sur la gouvernance du constructeur automobile, la CFE-CGC "approuvant" le dispositif, dont la CGT "prend note", tandis que la CFDT se dit "rassurée".

Après le placement lundi en garde à vue au Japon du patron de Renault, Carlos Ghosn, soupçonné de malversations, le conseil d'administration du groupe français a confié mardi soir les rênes de l'entreprise à son numéro deux, Thierry Bolloré, qui assurera ainsi un intérim, tandis que M. Ghosn conserve son titre de PDG.

Philippe Lagayette, administrateur référent de Renault, présidera de son côté le conseil d'administration du groupe, sans avoir le titre formel de président.

"La CFE-CGC Renault approuve les mesures" prises par le conseil d'administration, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Premier syndicat du constructeur automobile français, elle soutient également "le développement de l'Alliance" bâtie par Renault avec ses homologues japonais Nissan et Mitsubishi.

La CGT "prend note" des décisions du conseil. Et le deuxième syndicat du groupe "demande que les organisations syndicales" reçoivent "toutes les informations obtenues dans le cadre des investigations internes que le conseil d'administration de Renault demande légitimement à Nissan", ajoute la CGT dans un communiqué.

La "gouvernance provisoire" décidée mardi par le conseil d'administration n'est qu'une "réponse à court terme", souligne dans un communiqué la CFDT, troisième syndicat chez Renault. Mais cette gouvernance "assure la pérennité du volet opérationnel de l'entreprise, rassure les salariés de Renault, tout en préservant (...) l'instance commune de décision Renault Nissan", juge la CFDT, pour qui "l'avenir de Renault est indissociable de celui de l'Alliance".

Nommé "à titre provisoire" directeur général délégué par le conseil d'administration de Renault, M. Bolloré dispose à ce titre des "mêmes pouvoirs" que M. Ghosn, a annoncé le groupe mardi soir.

Le conseil d'administration a demandé "à Nissan, sur le fondement des principes de transparence, de confiance et de respect mutuel de la Charte de l'Alliance, de lui transmettre l'ensemble des informations en sa possession dans le cadre des investigations internes dont M. Ghosn a fait l'objet", selon le communiqué du groupe.

M. Ghosn, également PDG de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, est toujours gardé à vue à Tokyo, où il a été arrêté lundi en descendant de son jet privé.

er/cel/nm

© 2018AFP