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Ghosn regrette que le Brésil n'ait pas "fait pression" sur le Japon

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Le patron déchu de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a déploré que son pays d'origine, le Brésil, n'ait pas fait "pression" sur les autorités du Japon, où, poursuivi pour malversations financières, il était en résidence surveillée avant sa fuite au Liban.

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"J'espérais qu'à un certain moment, il y aurait pu avoir une pression du gouvernement brésilien pour faire en sorte que je bénéficie d'un traitement normal, adéquat. Malheureusement, ça n'a pas eu lieu", a affirmé M. Ghosn lors ce cet entretien depuis Beyrouth diffusé mercredi soir sur la chaîne Globonews.

"J'étais content parce que le président (Jair Bolsonaro) a appelé ma soeur, j'étais optimiste, je pensais qu'il allait faire un peu pression sur les Japonais. Pas tout seul, mais comme les Français, comme les autres", a-t-il ajouté.

Né au Brésil, dans l'Etat de Rondonia (nord), le Franco-libano-brésilien de 65 ans a précisé qu'il espérait que M. Bolsonaro évoque son cas auprès des autorités japonaises lors de sa visite officielle à Tokyo en octobre.

"Malheureusement, je crois que son ministre des Affaires étrangères lui a dit qu'il ne fallait pas froisser les Japonais et rien n'a été fait", a-t-il ajouté.

Sa soeur Claudine Bichara, qui réside au Brésil, a également confié sa "déception" face à l'attitude du gouvernement Bolsonaro.

"Je ne ressens pas d'amertume, mais de la déception. Le Brésil a fait comme si cela ne le concernait pas et a préféré s'abstenir pour ne pas prendre de risque, contrairement au Liban", a-t-elle affirmé au quotidien Folha de S. Paulo.

Alors qu'il attendait au Japon son procès pour diverses malversations financières présumées, Carlos Ghosn s'est enfui fin décembre au Liban, brisant l'interdiction formelle de quitter l'archipel nippon où il était libre sous caution depuis avril dernier.

© 2020AFP