Fin de blocage chez C2FT après des négociations

Une trentaine de salariés de l'équipementier automobile C2FT, en cessation de paiement, qui bloquaient mardi matin l'entrée du site de la société à Andrézieu-Bouthéon (Loire) pour de meilleures conditions du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), ont mis fin à leur mouvement après des négociations avec la direction, a constaté un journaliste de l'AFP.

François Deguy et Marc Sagorin, respectivement président délégué et secrétaire général de la maison-mère de C2FT, la Société industrielle et financière de Courcelles (SIFCOR), basée à Nogent (Haute-Marne), ont fait part de leur volonté de "poursuivre les discussions avec les représentants des salariés pour accompagner ceux d'entre eux qui seront licenciés". Ils ont fait cette déclaration à la presse avant de repartir pour la Haute-Marne mardi en fin d'après-midi, à l'issue de trois heures d'échanges.

Indiquant ne pas avoir eu le sentiment d'avoir été retenus par les salariés, les dirigeants ont ajouté que "dix offres de reclassement en interne" ont été proposées sur les sites du groupe dans l'Allier et en Haute-Marne.

De prochaines négociations devraient se tenir la semaine prochaine avec les salariés de C2FT à Andrézieux-Bouthéon.

Sur les 125 personnes travaillant actuellement chez C2FT, au moins 55 d'entre elles devraient conserver leur emploi dans le cadre du plan de reprise qui sera soumis le 17 juin au tribunal de commerce de Saint-Etienne. Un seul repreneur s'est jusqu'à présent manifesté.

La trentaine de salariés de l'entreprise entendent convaincre la direction de participer au PSE à hauteur de 500.000 euros, alors que sa proposition n'excède pas 80.000 euros.

Les salariés réclament en outre une prise en charge des frais d'installation pour les salariés susceptibles d'être reclassés dans une filiale du groupe dans l'Allier ou la Haute-Marne.

Confronté à l'arrêt d'activité pour son principal client, le constructeur automobile Audi qui lui imposait une baisse de tarif de 30%, la direction de C2FT avait eu recours massivement au chômage partiel avant de se déclarer début mars en cessation de paiement. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne l'avait alors placé en redressement judiciaire.

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