M. Marchionne a indiqué que le deuxième trimestre était en ligne avec les attentes, permettant à FCA de confirmer ses objectifs pour l'année en cours.
Le groupe vise un chiffre d'affaires supérieur à 110 milliards d'euros (contre 110,59 mds en 2015 en excluant Ferrari), un Ebit ajusté de plus de 5 mds d'euros (contre 4,79 mds), un bénéfice net ajusté de 1,9 milliard (contre 1,7 md) et une dette inférieur à 5 milliards d'euros.
Le patron de Fiat Chrysler, qui s'exprimait à Venise en marge d'un Conseil sur les relations entre l'Italie et les Etats-Unis, a par ailleurs noté qu'une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne devrait avoir "un impact industriel minimal" pour le groupe.
"Economiquement il sera plus élevé parce que cela aura un impact sur les équilibres européens", a-t-il ajouté. "Pour l'Europe, le risque est énorme et ne doit pas être sous-estimé".
Même si FCA a son siège fiscal à Londres, un possible Brexit "techniquement n'aura pas d'effet sur nous", a-t-il ajouté. Le transfert à Londres n'a pas été fait "pour ne pas payer de taxes en Italie, comme je l'ai expliqué de nombreuses fois", mais en raison "de la possibilité de payer des dividendes à nos actionnaires américains, sans avoir à payer d'importantes retenues fiscales".
Selon lui, la perspective d'un Brexit associé à une possible victoire de Donald Trump à la présidence américaine "auront un impact sur les équilibres internationaux".
Concernant le rééquilibrage de ses ventes, M. Marchionne a indiqué que le groupe "commençait à rétablir l'importance de la région EMEA (Europe-Moyen-Orient-Afrique) par rapport à l'Amérique du Nord", en soulignant que c'est quelque "chose qui ira en s'améliorant d'un trimestre à un autre", avec la montée de la production sur le site italien de Mirafiori.
Le groupe avait réalisé près de 90% de son bénéfice en Amérique du Nord au premier trimestre.
"Au quatrième trimestre, nous devrions avoir une situation complètement différente, je l'espère", a-t-il dit.
Interrogé sur un éventuel partenariat avec Uber et Amazon sur la voiture sans chauffeur, il a indiqué que le groupe "annoncera ce qu'il y a à annoncer au moment juste. Pour le moment nous n'avons rien à dire, nous parlons avec tout le monde".
Le 8 juin, une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP que FCA était en négociations à un "stade très préliminaire" sur ce dossier avec Uber, qui a "des conversations avec plusieurs autres constructeurs automobiles".
FCA a annoncé le 3 mai qu'il allait fournir une centaine de véhicules à Alphabet (maison mère de Google) afin de permettre à ce dernier d'étendre ses tests de voitures autonomes sans chauffeur. M. Marchionne avait souligné peu après qu'il était ouvert à d'autres partenariats, y compris avec Apple.