FCA table ainsi désormais sur un chiffre d'affaires de plus de 110 milliards d'euros (contre 108 milliards auparavant) et sur un Ebit (résultat avant intérêts et impôts) ajusté de 4,5 milliards d'euros ou plus (contre 4,1-4,5 mds EUR auparavant).
La prévision de bénéfice net ajusté en revanche demeure inchangée à 1-1,2 milliard d'euros, de même que celle de la dette (7,5-8 milliards d'euros). La prévision de livraisons mondiales a été pour sa part légèrement limée à 4,8 millions d'unités (contre une fourchette de 4,8-5 millions d'unités).
Ces annonces ont instantanément provoqué une ruée sur titre FCA à la Bourse de Milan: il a clôturé la séance en hausse de 5,75% à 13,98 euros dans un marché en hausse de 0,63%. De quoi donner un peu d'air au groupe après une période marquée par des difficultés avec des campagnes de rappel aux Etats-Unis, où il a récemment été condamné par les autorités à payer une forte amende et où il a dû rappeler 1,4 million de véhicules après le piratage à distance d'un modèle Jeep Cherokee par deux chercheurs.
L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) envisage elle désormais de relever d'un cran la note de solidité financière du groupe, jugeant satisfaisant le niveau de la trésorerie disponible.
Elle a réévalué à "positive", contre "stable" auparavant, la perspective de cette note à long terme, actuellement à "BB-". Une décision pourrait intervenir dans les douze prochains mois si Fiat Chrysler supprimait les "restrictions contractuelles" limitant la fluidité en termes de trésorerie entre FCA et FCA US (la filiale américaine).
Toutefois, S&P prévient que les investissements lourds qu'effectue actuellement le groupe pourraient la dissuader de relever la note car ils lui donnent moins de leviers.
Lors du deuxième trimestre 2015, le chiffre d'affaires du groupe a progressé de 25% à 29,2 milliards d'euros et le résultat avant intérêts et impôts ajusté de 58% à 1,525 milliard d'euros. Le groupe a notamment bénéficié d'une meilleure performance en Amérique du Nord (Nafta) et en Europe-Afrique-Moyent-Orient (Emea), partiellement compensée par une moindre réussite en Amérique latine et Asie-Pacifique. FCA a en outre bénéficié dans ses comptes de l'effet du dollar fort.
La dette du groupe a reculé de 600 millions d'euros sur trois mois, s'établissant à 8 milliards d'euros fin juin.
Après une année 2014 déjà marquée par de grands bouleversements (achèvement de la fusion Fiat-Chrysler, entrée à Wall Street). Le début de l'année 2015 a vu la relance formelle de la marque Alfa Romeo, censée devenir l'une des clés de voûte de sa conquête du marché haut de gamme.
Le reste de l'année 2015 ne s'annonce pas en reste avec l'entrée en Bourse prévue "au quatrième trimestre" de sa filiale de voitures de sport Ferrari, ainsi que la poursuite de la recherche d'un partenaire international, bien que les avances faites par le directeur général de FCA, Sergio Marchionne à son rival General Motors aient été rejetées une nouvelle fois début juin par la patronne de ce dernier, Mary Barra.
M. Marchionne a par ailleurs fait savoir jeudi, après des spéculations de marché en ce sens, qu'il "n'existait pas de plans dans l'immédiat" pour céder la filiale de composants auto de FCA Magneti Marelli.
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