"Aujourd'hui, l'activité réelle des partenaires industriels et les prévisions annoncées ne permettent plus de maintenir une activité sur le site de Nompatelize, compte tenu des pertes enregistrées et prévisibles, et l'absence de perspectives", a estimé le groupe dans un communiqué diffusé à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE).
En septembre dernier Faurecia avait déjà décidé de supprimer 128 postes à Nompatelize, un site qui produit des armatures de sièges, mais aussi, depuis une précédente restructuration en 2011, de petits véhicules électriques en partenariat avec la société Muses, porteuse du principal projet de reconversion du site.
Cependant "les volumes de Muses sont très loin du niveau initialement annoncé et du niveau qui permettrait à FSA" (Faurecia Sièges d'Automobile) "de maintenir une activité sur le site", a prévenu le groupe.
"Tous les moyens nécessaires en vue d'accompagner la mobilité" des salariés touchés et de les "aider dans la recherche de nouvelles solutions d'emploi" seront déployés, a encore promis le groupe.
L'annonce de la fermeture du site a fait bondir les syndicats. Car selon eux elle va à l'encontre d'un accord collectif signé en début d'année, qui promettait de maintenir les activités d'armature de Nompatelize jusqu'en 2017-2018, selon les produits.
"Aujourd'hui ils (Faurecia, ndlr) font comme si cet accord n'existait pas" s'est s'indigné Philippe Gérardin, secrétaire du CE de Nompatelize et délégué CGT, interrogé par l'AFP.
Les organisations syndicales qui l'ont signé vont saisir le tribunal de grande instance d'Epinal pour demander l'application de cet accord et l'annulation de la procédure de fermeture du site, a-t-il ajouté.
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