Le quotidien Svenska Dagbladet a dévoilé la facture des déplacements professionnels du directeur général Hans Vestberg: 50 millions de couronnes (5,4 millions d'euros) par an depuis 2010, somme qu'a confirmée Ericsson.
Elle représente le coût assumé par Ericsson dans cette coentreprise, appelée Blue Chip Jet, qui servait uniquement quand M. Vestberg décidait d'y recourir, éventuellement accompagné de collègues.
Ericsson a quelque heures plus tard indiqué au journal qu'il allait mettre fin à cette politique coûteuse.
"Volvo et Ericsson ont décidé de ne plus exploiter Blue Chip Jet", a confirmé à l'AFP une porte-parole du groupe, Daisy Dunkley Clark.
"Ce n'est plus une alternative compétitive. Le nombre d'heures de vol en avion d'affaires a baissé en partie parce que l'offre de vols commerciaux s'est améliorée vers de nombreuses destinations, mais aussi parce que le développement des moyens de communication, comme les vidéoconférences, a de plus en plus diminué la nécessité des déplacements", a-t-elle ajouté.
Volvo Group n'a pas communiqué sur le sujet. Mais des actionnaires et des syndicats du groupe ont déjà critiqué par le passé le coût de ces avions.
Blue Chip Jet aura été un bon client de l'avionneur français Dassault. En 2007 elle avait acheté deux Falcon 900EX Easy, puis deux ans plus tard deux Falcon X7. Ericsson et Volvo, frappés par la crise économique mondiale, avaient tenté en vain d'annuler cette dernière commande.
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