"FCA confirme qu'il coopère avec l'enquête de la SEC concernant la communication de ses ventes unitaires de véhicules aux consommateurs finaux aux Etats-Unis", précise le groupe dans un communiqué.
Le gendarme de la bourse, la SEC, veut vérifier que le groupe n'a pas violé la réglementation boursière, tandis que le département de la Justice (DoJ) le soupçonne de fraude.
Cette dernière enquête est encore au stade préliminaire, affirme l'agence Bloomberg News citant une source anonyme.
Ces investigations font suite à une plainte déposée en janvier dernier par deux concessionnaires américains accusant FCA US, l'ex-Chrysler devenue filiale de FCA, de truquer ses chiffres de ventes aux Etats-Unis.
Le DoJ et la SEC ont adressé des demandes d'informations au groupe qui promet de "coopérer entièrement".
Selon la presse américaine, des enquêteurs fédéraux ont fait le 11 juillet une descente au siège américain de Fiat Chrysler à Auburn Hills (nord). Des perquisitions ont aussi eu lieu simultanément dans d'autres bureaux et au domicile de certains salariés du groupe.
Sollicité par l'AFP, FCA US n'a pas voulu commenter ces points précis.
A Wall Street, le titre Fiat Chrysler Automobiles était peu affecté par ces développements: il prenait 0,37% à 6,78 dollars une heure avant la clôture.
D'après la plainte des concessionnaires Napleton Arlington Height et Napleton Northlake, Fiat Chrysler aurait mis en place un programme spécial lié à la performance baptisé "VGP" pour inciter ses concessionnaires à falsifier leurs ventes à la fin du mois contre une rémunération déguisée en aides publicitaires et marketing.
L'un affirme qu'une de ses filiales aurait falsifié ses chiffres de ventes avec l'accord de FCA US. Elle aurait gonflé ses chiffres en faisant état d'une fausse vente de 16 véhicules.
Cette combine se déroulait généralement en fin de mois juste à temps pour que les fausses ventes soient comptabilisées dans le bilan mensuel.
Elles étaient ensuite annulées au premier jour du mois suivant avant que ne soient déclenchées les polices d'assurance, affirment les plaignants.
Lundi, Fiat Chrysler a affirmé que l'enregistrement de ses ventes était basé sur "des livraisons aux concessionnaires et aux clients et non sur le compte-rendu des ventes unitaires au client final".
Depuis sa sortie de banqueroute en 2009, FCA US, l'ex-Chrysler enregistre un record continu de ventes grâce à sa légendaire marque de 4X4 Jeep dont la réorganisation a complètement dopé les ventes.
En 2015, le groupe a écoulé 2 millions de véhicules aux Etats-Unis, en hausse de 7% sur un an.
lo/jld/csg