webleads-tracker


Elon Musk se lâche (encore) sur Twitter

Constructeurs

Elon Musk a célébré l'envolée à Wall Street de son entreprise Tesla, devenue mercredi la société automobile la plus chère au monde en Bourse, par un tweet insultant grossièrement le gendarme américain des marchés financiers avec qui il est de longue date en bisbilles.

La valeur de Tesla s'établissait jeudi à plus de 224 milliards de dollars, après avoir dépassé la veille celle de la société japonaise Toyota qui vend pourtant bien plus de voitures.

Elon Musk en a profité pour railler sur Twitter les traders qui parient sur la chute en Bourse de l'entreprise en plaçant des ordres appelés "shorts" en anglais, un mot qui décrit aussi en anglais le vêtement pour homme ou femme qui descend de la ceinture à la cuisse.

Il a dans la foulée visé la Commission de supervision des marchés boursiers américains, la SEC, qu'il a rebaptisé ironiquement par le passé "Commission d'enrichissement des spéculateurs".

"Je vais envoyer (quelques shorts) à la Commission d'enrichissement des spéculateurs pour les réconforter en ces temps difficiles", a-t-il écrit sur le réseau social avant d'y ajouter une insulte à caractère sexuel.

Le bras de fer entre le patron et la SEC date de l'été 2018, quand l'entrepreneur a assuré dans un tweet disposer des financements appropriés pour sortir Tesla de la cotation en Bourse.

Ce commentaire avait alors fait flamber le titre, au grand dam de la SEC.

D'autres déclarations intempestive d'Elon Musk sur Twitter font depuis régulièrement chavirer l'action.

Selon un accord entre les deux parties, M. Musk est censé faire valider ses messages liés au constructeur de véhicules électriques avant de les publier. Mais cela ne l'a pas empêché rien que cette année de juger l'action de Tesla "trop élevée" ou de qualifier les mesures de confinement, qui ont obligé son usine californienne à fermer plusieurs semaines, de "fascistes".

jum/vog/oaa

© 2020AFP